A quoi sert la Banque mondiale?

Pierre Koetschet

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L'objectif de réduire la pauvreté dans le monde de moitié d'ici 2015 progresse mais les efforts en Afrique et en Amérique latine restent encore trop lents, affirme un rapport conjoint de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international publié jeudi.
L'objectif de réduire la pauvreté dans le monde de moitié d'ici 2015 progresse mais les efforts en Afrique et en Amérique latine restent encore trop lents, affirme un rapport conjoint de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international publié jeudi. — Brendan Smialowski AFP

La Banque mondiale se réunit samedi et dimanche pour son assemblée semestrielle, tandis que son président Paul Wolfowitz doit faire face à de graves accusations de népotisme. L’occasion d’en savoir plus sur cette institution.

Pourquoi la Banque mondiale a été créée?
La Banque mondiale est née en décembre 1945 pour mettre en pratique le plan Marshall de reconstruction de l’Europe. Son premier prêt a été accordé à la France pour un montant de 250 millions de dollars. Créée au départ pour aider au développement de l’Europe et du Japon, elle s’est ensuite concentrée vers l’aide aux pays en voie de développement.

Quelle est sa mission?
Ce n'est pas une banque au sens ordinaire du terme. «La Banque mondiale est une source essentielle d'appui financier et technique pour l'ensemble des pays en développement», explique l’institution. Elle s’occupait auparavant essentiellement de croissance économique. Elle s’intéresse maintenant plus directement à la réduction de la pauvreté et la création de petites entreprises.

Pourquoi est-elle critiquée?
Comme son institution jumelle le FMI, la Banque mondiale est sous le coup de nombreuses critiques. Les pays pauvres critiquent la mainmise d’un petit nombre de pays (dont les Etats-Unis) sur la Banque mondiale et le FMI. La nomination de Paul Wolfowitz, ancien numéro 2 du Pentagone et proche de George W. Bush a donné de l’eau à ce moulin. Les altermondialistes critiquent aussi la philosophie même de la Banque mondiale, qui ferait la part trop belle à la libre concurrence. Les libéraux critiquent eux le coût relativement élevé de ces institutions.