Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris
Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris — Fred Dufour AFP

Économie

La Bourse de Paris attendra 2015 pour reprendre position

La crise russe et la chute des cours du brut s'éloignant, la Bourse de Paris se dirige calmement vers la fin de l'année qui s'achève sans éclat, tout en gardant un œil sur le scrutin grec.

La crise russe et la chute des cours du brut s'éloignant, la Bourse de Paris se dirige calmement vers la fin de l'année qui s'achève sans éclat, tout en gardant un œil sur le scrutin grec.

«Les volumes sont extrêmement faibles» et nous sommes dans «un marché minimaliste», souligne Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

«Les investisseurs ont procédé à leurs derniers arbitrages en fin de semaine dernière», comme l'ont attesté les volumes extrêmement élevés à ce moment-là, poursuit-il.

Ils devraient attendre le début de l'année 2015 pour reprendre véritablement position, après avoir tenté de limiter la casse au cours des dernières séances de l'année.

La cote parisienne a terminé mercredi à 4.295,85 points (4.241,65 points) une semaine qui s'est achevée par une demi-séance. Le CAC 40 a gagné 1,28% depuis vendredi. Depuis le premier janvier, le marché est stable.

La cote parisienne a profité du ton rassurant employé par la banque centrale américaine pour remonter la pente, retrouvant son calme après plusieurs séances très agitées où euphorie et pessimisme ont alterné dans des mouvements parfois violents.

Le marché a également retrouvé du souffle après un début d'apaisement de la crise russe et l'accalmie sur le marché de l'énergie.

Les autorités russes ont joué les pompiers face aux conséquences du plongeon du rouble, qui a commencé à repartir de l'avant sur le marché des changes. Les prix du pétrole ont eux aussi montré des signes de stabilisation.

Dernier rendez-vous ou presque à l'agenda des investisseurs, les élections en Grèce pourraient encore peser d'ici à la fin de l'année, un troisième tour étant prévu pour se dérouler le 29 décembre.

«La principale incertitude concerne le scrutin grec», confirme M. Larrouturou.

«L'échec du candidat du gouvernement au deuxième tour de l'élection présidentielle va alimenter la nervosité des marchés», souligne pour sa part Sarah Pemberton, économiste de Capital Economics.

La Bourse de Paris achèvera l'année mercredi 31 décembre par une demi-séance.

La première séance de 2015, vendredi 2 janvier, donnera déjà une «indication sur la façon dont les investisseurs se positionne(ro)nt sur le début de l'année», prévoit M. Larrouturou.

Ils auront en ligne de mire la prochaine réunion de la Banque centrale européenne le 22 janvier, qui suscite «des attentes très fortes», indique le directeur délégué de Diamant Bleu Gestion.

«Ce que le marché attend c'est un QE (+quantitative easing, assouplissement monétaire, ndlr) qui s'étend aux dettes souveraines», estime-t-il.

L'institution monétaire de Francfort pourrait décider de frapper fort afin de soutenir une économie chancelante en zone euro, menacée par le niveau très faible de l'inflation.

Euronext (CAC 40)