Pour le patron de Vinci, «il n'y a pas de magot des sociétés d'autoroutes»

TARIFS AUTOROUTIERS Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes, s'exprime alors qu'une réunion entre le gouvernement et les sociétés d’autoroutes est prévue cette semaine...

A.B. avec AFP

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Pour le patron de Vinci Autoroutes, "il est temps d'arrêter les fantasmes" sur les finances des sociétés autoroutières.
Pour le patron de Vinci Autoroutes, "il est temps d'arrêter les fantasmes" sur les finances des sociétés autoroutières. — AFP

Le président de Vinci Autoroutes, Pierre Coppey, a assuré lundi qu'il n'y avait «pas de magot des sociétés d'autoroutes», alors que ces dernières doivent être reçues dans la semaine par le Premier ministre, qui souhaite une «remise à plat totale» de leurs concessions.

«A la fin, il ne reste rien»

«La concession permet d'investir massivement les sommes colossales qu'il faut pour construire un réseau (...). A la fin vous rendez l'actif, vous remboursez vos obligataires, vos actionnaires et il ne reste rien», a-t-il déclaré.

L'Autorité de la concurrence a pointé dans un récent rapport les taux de rentabilité supérieurs à 20% des sociétés concessionnaires d'autoroutes, ainsi qu'une augmentation des prix des péages plus rapide que l'inflation.

«Il est temps d'arrêter les fantasmes»

«Il est temps d'arrêter les fantasmes et d'arrêter de faire dire n'importe quoi aux chiffres», a répliqué Pierre Coppey, ajoutant que «l'Autorité de la concurrence confond le résultat net comptable annuel avec le taux de retour sur investissement», qui est actuellement «négatif compte tenu des investissements que nous avons consentis».

Selon le patron de Vinci Autoroutes, «les tarifs augmentent moins qu'avant la privatisation» du réseau autoroutier en 2006 et les entreprises du secteur y ont investi 31 milliards d'euros depuis cette date.

«Les automobilistes savent que les concessions d'autoroutes ont doté la France du meilleur réseau européen et ils savent que ça a un prix (...) A la fin, il faut toujours que quelqu'un paie», a-t-il poursuivi, alors que les sociétés concessionnaires prévoient une hausse de 0,57% des tarifs des péages au 1er février 2015.