La Bourse de Paris flanche, plombée par les marchés chinois et la Grèce

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Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris
Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris — Fred Dufour AFP

La Bourse de Paris a sérieusement flanché mardi (-2,55%), terminant au plus bas depuis près de trois semaines, plombée à la fois par la chute des marchés chinois et l'incertitude politique en Grèce.

L'indice CAC 40 a perdu 111,54 points à 4.263,94 points, dans un volume d'échanges nourri de 4,2 milliards d'euros. La veille, il avait déjà lâché 1,00%.

Le marché parisien avait évolué en baisse depuis l'ouverture mais a creusé ses pertes dans l'après-midi, pénalisé notamment par le repli de Wall Street.

«La baisse du marché s'explique par une conjonction de plusieurs éléments, à commencer par la baisse des indices chinois et la situation en Grèce, ce qui fait beaucoup en peu de temps pour les investisseurs», souligne Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Selon lui, «il s'agit d'un épisode de tension qui peut durer mais ne devrait pas être pour autant le début de quelque chose de beaucoup plus grave».

Le marché a souffert dès l'ouverture de la chute de la Bourse de Shanghaï qui a perdu plus de 5%, sur des prises de bénéfices après l'annonce de restrictions au financement des investisseurs.

Par ailleurs, «les marchés ont été pris par surprise par la situation en Grèce», note Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez HPC.

La Grèce est entrée dans une période d'incertitude politique, avec l'annonce-surprise la veille d'un vote anticipé du Parlement dès la semaine prochaine pour l'élection présidentielle, relançant les craintes sur la zone euro.

Du fait de ces difficultés, «le marché attend encore une fois que les banques centrales donnent le tempo», rappelle M. Baradez.

Or, de ce point de vue là, l'incertitude domine, d'autant que «les marchés s'inquiètent d'un possible durcissement de ton de la Fed (Réserve fédérale américaine) la semaine prochaine», selon lui.

Enfin, le marché reste focalisé sur les évolutions possibles de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) qui mènera jeudi la deuxième opération de prêts exceptionnels et ciblés aux banques.

Parmi les valeurs, les banques ont particulièrement souffert, à l'image de BNP Paribas (-3,42% à 49,98 euros), Crédit Agricole (-4,13% à 10,80 euros) et Société Générale (-3,66% à 37,23 euros).

Les valeurs industrielles ont également piqué du nez, comme Lafarge (-3,46% à 57,40 euros), Saint-Gobain (-3,58% à 33,66 euros), Alcatel-Lucent (-4,03% à 2,72 euros) ou Air France-KLM (-5,77% à 8,17 euros).

Hermès (+2,64% à 301,80 euros) a bénéficié en revanche d'un relèvement de recommandation à «acheter» contre «alléger» auparavant par les analystes d'Oddo et d'un relèvement d'objectif de cours à 330 euros contre 298,5 euros par Natixis.

Euronext (-4,42% à 23,57 euros) a été pénalisé par l'annonce de l'achèvement du désengagement de son actionnaire américain ICE, qui a placé auprès d'investisseurs sa participation résiduelle de 6%.

Euronext (Cac 40)