Les inégalités entre riches et pauvres augmentent et coûtent des points de croissance

ECONOMIE Les Etats-Unis en souffrent particulièrement...

M.P. avec AFP

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Des membres d'associations d'aide aux sans-abris montent des tentes quai de Valmy à Paris le 9 juin 2014
Des membres d'associations d'aide aux sans-abris montent des tentes quai de Valmy à Paris le 9 juin 2014 — Pierre Andrieu AFP

Les inégalités entre riches et pauvres n'ont jamais été aussi fortes dans les pays de l'OCDE en 30 ans et leur coûtent des points de croissance, affirme l'Organisation de coopération pour le développement économique (OCDE) dans un rapport paru mardi.

L'organisation compte 34 pays membres développés (Etats-Unis, Union européenne, Australie, Japon...) et émergents (Mexique, Chili, Turquie...). La Chine, le Brésil et l'Inde n'en font pas partie.

Dans cette zone, «le revenu des 10% de la population les plus riches est 9,5 fois plus élevé que celui des 10% les plus pauvres» alors que dans les années 80, les plus riches gagnaient au maximum sept fois le revenu des plus pauvres.

La France épargnée

En 30 ans, le revenu moyen des ménages les plus riches a progressé. Celui des 10% les plus modestes a également augmenté dans de nombreux pays, «mais bien plus lentement dans les années fastes pour reculer en période de crise».

En près de 30 ans, les inégalités se sont le plus creusées aux Etats-Unis, en Finlande, en Israël, en Nouvelle-Zélande, en Suède et, dans une moindre mesure, en Allemagne.

La France, la Belgique et les Pays-Bas n'ont connu sur cette période qu'une faible variation des inégalités. Seules la Grèce et la Turquie ont vu leurs inégalités diminuer.

Les aggravations d'inégalités affectent la croissance, selon l'OCDE. «Le creusement des inégalités a coûté plus de 10 points de croissance au Mexique et à la Nouvelle-Zélande», près de 9 au Royaume-Uni, à la Finlande et à la Norvège et de 6 à 7 points aux Etats-Unis, à l'Italie et la Suède, estime l'organisation.

En revanche, une «situation plus égalitaire avant la crise» a participé à l'augmentation du PIB par habitant en Espagne, en France et en Irlande.