Loi Macron: Manuel Valls confirme la possibilité de passer de cinq à 12 dimanches travaillés par an

ECONOMIE Ce qui ne fait pas l'unanimité au sein de la majorité...

20 Minutes avec AFP

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Les magasins des Galeries Lafayette à Paris, le 21 février 2013
Les magasins des Galeries Lafayette à Paris, le 21 février 2013 — Thomas Samson AFP

Le Premier ministre Manuel Valls a confirmé dimanche sur France 2 que le projet de loi sur la croissance et l'activité d'Emmanuel Macron comprendrait la possibilité de travailler jusqu'à 12 dimanches par an, contre cinq actuellement. Une proposition qui est loin de faire l'unanimité au sein du PS, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du parti, ayant proposé peu estimé un peu plus tôt qu'il fallait limiter à sept le nombre de dimanches travaillés.

Mais, a expliqué Manuel Valls, même s'il y a «un attachement au repos dominical», «il s'agit dans la proposition que nous faisons de passer de cinq à 12 dimanches et cela se fera avec les maires pour permettre aux commerces d'ouvrir». Et le Premier ministre de concéder: «Il y aura forcément un débat.»

«Il y aura un débat avec la majorité» et «on discute politiquement» sur le nombre de dimanches travaillés, a affirmé de son côté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll sur BFMTV, en référence aux positions du PS.

Paris pas favorable

A l'aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann a appelé à «voter contre» un texte qui constitue à ses yeux une «remise en cause de tous les combats historiques de la gauche». La semaine dernière, a mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le travail dominical mise en place par le maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a adopté jeudi son rapport, globalement peu favorable à un élargissement du nombre de dimanche travaillé.

Le projet de loi Macron doit être présenté mercredi en Conseil des ministres. Il comprend notamment des volets sur la libéralisation de certaines professions réglementées, l'ouverture à la concurrence des liaisons par autocar longue distance en France, une réforme de la justice prud'hommale et la cession de certains actifs de l'Etat.