Valls assume la cession partielle de l'aéroport de Toulouse à des Chinois

ECONOMIE Selon le Premier ministre, «il faut assumer que nous vivons dans une économie ouverte et, en même temps, nous préservons bien sûr nos intérêts fondamentaux»...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls sur la plateau du 20h de France 2, le 7 décembre 2014, à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls sur la plateau du 20h de France 2, le 7 décembre 2014, à Paris — François Guillot AFP

Manuel Valls a assumé dimanche le choix fait par l'Etat de céder une partie du capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à des investisseurs chinois.

«Nous, nous avons le droit de vendre des Airbus, d'investir en Chine et les Chinois ne pourraient pas investir chez nous? Mais dans quel monde sommes-nous ?», a souligné le Premier ministre sur France 2. Il a rappelé que «la Chine représente 20% des commandes pour Airbus», dont le siège est justement à Toulouse, justifiant ainsi la cession de près de la moitié du capital à un consortium chinois.

«Il faut assumer que nous vivons dans une économie ouverte»

L'aéroport «va rester majoritairement dans les mains des collectivités territoriales et de l'Etat», a toutefois rappelé Manuel Valls, en réponse aux inquiétudes émises par des élus tant au niveau national que local. «Il faut assumer que nous vivons dans une économie ouverte et, en même temps, nous préservons bien sûr nos intérêts fondamentaux. Ce que nous faisons pour un aéroport, nous ne le ferons évidemment pas dans d'autres filières, je pense par exemple au nucléaire», a expliqué le Premier ministre.

Il a précisé enfin qu'il se rendrait en Chine fin janvier, accompagné de patrons de PME.