La Bourse de Paris finit à l'équilibre prudente avant la dernière réunion de l'année de la BCE

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Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris, le 2 juin 2014
Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris, le 2 juin 2014 — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a fini à l'équilibre (+0,08%) mercredi, les investisseurs limitant les initiatives à la veille de la dernière réunion de l'année de la Banque centrale européenne.

L'indice CAC 40 a gagné 3,56 points à 4.391,86 points, dans un volume d'échanges faible de 2,6 milliards d'euros. La veille, il avait pris 0,25%.

Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a gagné 0,38% et celle de Londres a perdu 0,38%. Par ailleurs l'Eurostoxx a pris 0,29%.

La cote parisienne a beaucoup hésité tout au long de la séance, retrouvant un peu d'entrain après une accélération de la hausse de l'activité dans les services en novembre aux États-Unis (ISM non-manufacturier) pour revenir quand même à l'équilibre en fin de journée.

«La séance a été assez particulière car cela a surtout été une journée d'attente, où l'indice a évolué dans sa fourchette habituelle aux environs des 4.400 points», a résumé Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

«Le marché reste focalisé sur les propos très accommodants tenus par le patron de la BCE, Mario Draghi», il y a presque 15 jours, qui ont conduit «le marché à croire dur comme fer à un élargissement des achats d'actifs», a-t-il poursuivi.

Pour le marché, «il ne peut pas avoir créé une telle attente et tenir du jour au lendemain un discours opposé» d'autant que, jusqu'ici, «les derniers achats d'actifs se sont faits à un rythme très serein alors même qu'il y a une urgence face à une baisse des prix» toujours pas enrayée, a-t-il noté.

Du côté des statistiques, si l'ISM non manufacturier a dépassé les attentes, les créations d'emploi dans le secteur privé (ADP) ont été pour leur part moins fortes que prévu en novembre.

Cette dernière statistique a du coup suscité des interrogations, avant le rapport mensuel sur l'emploi américain pour le même mois, attendu vendredi, qui constitue une des grandes boussoles de l'économie américaine.

Mais comme l'a fait remarquer Paul Dales, un économiste de Capital Economics, «les chiffres ADP ne prédisent pas toujours parfaitement ceux du rapport mensuel». Et globalement, a-t-il souligné, ces deux indicateurs ont enregistré «plus de 200.000 créations en sept mois».

Enfin, les investisseurs n'ont pas trop réagi à la publication des indices PMI définitifs dans les services en zone euro.

«Les PMI services qui sont tombés confirment les difficultés économiques de la zone euro mais ne constituent pas une information prompte à accentuer la pression sur Mario Draghi», a analysé Christopher Dembik.

Du côté des valeurs, Maurel et Prom a grignoté 0,04% à 7,82 euros après l'annonce de la mise en production à la mi-décembre d'un puits horizontal foré avec succès sur son gisement pétrolier d'Ezanga, au Gabon.

Soitec a été très recherché (+6,39% à 2,33 euros). Le groupe français et le chinois Simgui ont étendu leur partenariat de contrat de licence et de transfert de technologies en signant un accord de distribution en Chine de plaques de silicium sur isolant.

Airbus (-0,50% à 48,43 euros) et Safran (+0,50% à 52,68 euros) ont évolué en ordre dispersé, après avoir annoncé le lancement de leur co-entreprise dans les fusées au lendemain du feu vert européen à Ariane 6.

GTT a gagné 6,49% à 44,46 euros grâce au relèvement de ses prévisions de chiffre d'affaires pour 2014 et 2015 après avoir reçu une nouvelle commande d'équipements de trois méthaniers (plus cinq options).

Vallourec a reculé (-1,07% à 25,41 euros), après une recommandation défavorable de la banque UBS.

AB Science a enregistré une nette baisse (-4,49% à 12,75 euros), après avoir connu un début de séance plutôt favorable. La société va lancer le développement d'une nouvelle indication dans l'asthme pour sa molécule vedette, le masitinib.

Nexity a également baissé fortement (-3,23% à 30 euros), sans surprise après l'annonce par le groupe bancaire BPCE de la cession de 4% du capital.

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