Automobile: La croissance annuelle sera «entre 1 et 2%», après un nouveau recul en novembre

ECONOMIE Le nombre d'immatriculations de voitures neuves a baissé de 2,3% le mois dernier...

N.Beu. avec AFP

— 

Une chaîne de montage du constructeur automobile Renault à Sandouville
Une chaîne de montage du constructeur automobile Renault à Sandouville — Robert Francois AFP

Attention, marche arrière. Le marché automobile français a subi un nouveau revers en novembre avec un recul de 2,3% des immatriculations de voitures neuves à 135.070 unités, qui a particulièrement pénalisé les marques nationales, a annoncé lundi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

La nouvelle baisse des immatriculations, après celle de 3,8% en octobre, a eu pour effet mécanique de faire diminuer la croissance enregistrée depuis le 1er janvier: elle n'est plus que de 1,1% en données brutes et de 1,5% à nombre de jours ouvrables comparables. Le CCFA tablait jusqu'ici sur un marché français en hausse de près de 2% sur l'année, il prévoit désormais un chiffre entre 1 et 2%, «clairement dans le bas de la fourchette», a dit Patrick Blain, son président.

Renault limite la casse grâce à Dacia

Les constructeurs français ont particulièrement souffert de cette contraction le mois dernier, puisque PSA Peugeot Citroën s'est replié de 8,9% et le groupe Renault de 5% par rapport à novembre 2013, précise le CCFA dans sa livraison mensuelle de statistiques.

Renault doit à Dacia de ne pas plonger encore davantage: les immatriculations de la firme au Losange décroissent en effet de 7,1%, chiffre en partie compensé par la bonne performance de la marque d'origine roumaine aux voitures simples et bon marché, en hausse de 2,3%. Chez PSA, la marque Peugeot voit ses immatriculations se contracter de 2,8%, tandis que celles de Citroën sombrent de 16,3%.

En 2015, le marché devrait être stable, précisent les constructeurs. «On prévoit une stabilité du marché», à un niveau d'environ 1,81 millions de voitures particulières neuves, soit quelque 15% sous le niveau d'avant la crise de 2008, a expliqué Patrick Blain, lors d'une conférence de presse.