Henri Proglio défend son bilan à la tête d'EDF avant de passer la main

ECONOMIE L'actuel patron d'EDF sera remplacé dès lundi par Jean-Bernard Lévy...

A.B. avec AFP
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Henri Proglio, PDG d'EDF, le 25 juin 2014 au siège de l'entreprise à Paris
Henri Proglio, PDG d'EDF, le 25 juin 2014 au siège de l'entreprise à Paris — Eric Piermont AFP

Henri Proglio a profité vendredi de sa dernière assemblée générale en tant que patron d'EDF pour défendre son bilan à la tête du géant français de l'électricité, une entreprise «rentable» qui, grâce au nucléaire, permettra à la France de mettre en œuvre sa transition énergétique.

«La France a désormais, avec EDF, une entreprise publique rentable qui par ses bénéfices et les dividendes distribués est l'un des premiers contributeurs du pays», a déclaré Henri Proglio, dont le mandat s'achève samedi.

Le groupe, qui compte 160.000 collaborateurs dans le monde, a procédé à 33.000 recrutements et investi 50 milliards d'euros, dont 32 milliards en France durant son mandat, a-t-il fait valoir.

Amorcer la transition énergétique

«Tout ceci visant à l'objectif ultime: doter la France d'une entreprise industrielle solide, préparée aux principaux enjeux du futur énergétique», a souligné le dirigeant, qui sera remplacé par le PDG de Thales Jean-Bernard Lévy.

Ce dernier avait été nommé à la mi-octobre par l'Etat, actionnaire à 84,5%, avec pour mission d'accompagner le déploiement de ce projet phare du quinquennat de François Hollande.

«Nous avons développé des filières industrielles d'avenir et préparé l'entreprise - avant l'heure - à la nécessaire évolution de la donne énergétique. A commencer par la filière nucléaire qui constitue le socle indispensable au développement des autres énergies», a poursuivi Henri Proglio, disant s'exprimer avec « beaucoup d'émotion ».

«Et grâce à sa compétitivité et à son niveau de production, le nucléaire laisse à la France le temps nécessaire d'opérer sa transition énergétique. (...) Qu'on l'aime ou non, le nucléaire a offert aux Français de manière durable, une électricité abondante, compétitive - l'une des moins chères d'Europe - et décarbonée», a-t-il ajouté, chaudement applaudi à l'issue de son discours.

EDF est le premier opérateur nucléaire mondial, avec 73 réacteurs en exploitation dans le monde, dont 58 en France.