Le champion français Picard Surgelés se lance à l’assaut du Japon

DISTRIBUTION L’enseigne préférée des Français commercialise à partir de ce jeudi une sélection de produits dans des supermarchés japonais….

Claire Planchard

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llustration des magasins de surgeles Picard.
llustration des magasins de surgeles Picard. — POUZET/SIPA

Foie gras, croissants, moelleux au chocolat, macarons…  Depuis ce mercredi (jeudi au Japon) les Tokyoïtes peuvent goûter eux aussi aux produits surgelés préférés des Français.

Le groupe Picard surgelés vient en effet d’inaugurer ses premiers corners dans huit supermarchés du géant nippon de la distribution Aeon à Tokyo et sa périphérie.  

Recettes stars

Pour séduire les gourmets japonais le spécialiste des surgelés a décidé de jouer à fond la carte de la gastronomie française en proposant une sélection d’une cinquantaine de ses produits phares (entrées, plats principaux, desserts) .

Après cette première phase, un autre emplacement est prévu en décembre. Ensuite, le réseau s'étendra progressivement aux autres grandes surfaces d'Aeon «en fonction des besoins et des couches de population attirées par ces produits», a expliqué à l'AFP une porte-parole de l’enseigne. «Nous aimerions ensuite ouvrir des magasins Picard au Japon comme il en existe en France à l'horizon 2016, mais nous allons d'abord observer la réaction des clients avec ces espaces Picard dans nos supermarchés», a-t-elle précisé.

Internationalisation

Grâce à ce partenariat, le champion français des surgelés, qui réalise 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires dans 920 magasins en France, quitte pour la première fois le continent européen où il ne s’exporte pour le moment qu’en Belgique, au Luxembourg et en Suède.

Grâce à cette expérience, le groupe entend profiter du fort potentiel du marché japonais des surgelés où hausse du nombre de femmes actives et de célibataires (jeunes ou personnes âgées) contribuent en effet à booster la demande pour ce type de produits. Mais Picard veut aussi accélérer sa stratégie d’internationalisation qui doit le mener également au Canada. Objectif: que ses ventes à l’étranger lui apportent de 10 à 15% de son chiffre d’affaires d’ici à cinq ans.