Vie au travail: Cinq choses que les Français détestent au bureau

TRAVAIL Les Français se montrent moins satisfaits de leur environnement de travail que leurs voisins européens...

Céline Boff

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Illustration sur le stress et la dépression au travail.
Illustration sur le stress et la dépression au travail. — CLOSON/ISOPIX/SIPA

C’est pas mal, mais ça pourrait être bien mieux. Voici ce que pensent les Français de leur environnement de travail. Si 78% d’entre eux s’en disent satisfaits, ils se montrent plus critiques que les Suédois (83% de satisfaits), les Espagnols (85%), les Allemands et les Britanniques (88%) ou encore les Néerlandais (91%), selon le baromètre Actineo/CSA. 20 Minutes revient sur les cinq choses qui agacent vraiment nos concitoyens au boulot.

L’insignifiance

Si vous demandez à un Français ce qui est le plus important pour lui dans sa vie professionnelle, il vous répondra sans doute l’intérêt de son travail. Cet élément arrive en premier (50% de réponses positives), devant la qualité de vie au bureau (45%) et même, le niveau de rémunération (41%).

Si les Suédois se montrent aussi obsédés que nous par l’intérêt de leur boulot (51%), seuls les Allemands le sont davantage (58%). Mais les Teutons attachent également une grande importance à leur salaire (49%). Pour les Britanniques (53%) et les Espagnols (48%), le principal au travail, c’est la qualité de vie qu'il leur offre.

L’open space

Les Britanniques l’adorent, les Français le détestent. 88% des Français occupant un bureau fermé se disent satisfaits de leur environnement de travail, mais seulement 67% de ceux travaillant dans un bureau collectif l’affirment. A l’inverse, les Anglais sont plus heureux s’ils travaillent dans un open space composé de deux à quatre personnes que s’ils travaillent seuls dans un bureau.

Seule certitude: les bureaux collectifs de plus de quatre personnes agacent tous les salariés européens… A l’exception des Allemands. Allez savoir pourquoi, ces derniers préfèrent soit travailler seuls, soit être très nombreux. Ceci dit, seuls 64% des Allemands et 66% des Français doivent partager un bureau, contre 81% des Britanniques et 84% des Néerlandais.

Le bruit

Si les Français ne supportent pas les open space, c'est peut-être parce qu’ils ne supportent pas le bruit. Ils sont les Européens les plus insatisfaits en la matière. Plus d’un salarié sur deux (52%) se déclare même perturbé par les nuisances sonores de ses collègues.

La froideur

72% des Français disposent d’une salle de réunion fermée et 80% d’un coin machine à café. En Europe, ils sont les mieux équipés en la matière, loin devant les Allemands (57% ont accès à une salle de réunion fermée) ou encore les Espagnols (36% bénéficient d’un espace machine à café).

Et pourtant, les Français se montrent peu satisfaits de l’aménagement de leurs locaux. Ce qui leur manque? Un espace convivial de partage informel. Seuls 27% des Français disposent d’un tel lieu, contre 31% des Allemands, 40% des Britanniques, 46% des Suédois et 54% des Néerlandais. La salle de repos, dont disposent plus d’un salarié suédois sur deux et 38% des salariés espagnols, manque aussi en France. 

L’éloignement géographique

Le lieu où est implantée son entreprise est essentiel pour les Français et même primordial pour 33% d’entre eux. Ce qui n’est pas le cas chez nos voisins européens. Sans doute parce que le télétravail est encore très peu développé en France, alors qu’il est très fréquent en Suède par exemple, où plus d’un salarié sur deux (54%) télétravaille.

La méthodologie de l’enquête

2.500 salariés européens (506 Allemands, 514 Britanniques, 514 Néerlandais, 496 Espagnols, 491 Suédois) travaillant dans un bureau ont été interrogés en ligne du 24 juin au 1er juillet dernier. Les résultats ont été confrontés avec ceux de l’étude 2013 portant sur 1.208 salariés français.