Taxation des dividendes: Gattaz salue la volonté du gouvernement de retirer la mesure

POLITIQUE Michel Sapin a annoncé sur RTL que le gouvernement demanderait «au Parlement de modifier et de retirer» la mesure...

20 Minutes avec AFP
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Le patron du Medef, Pierre Gattaz, lors de sa conférence de presse du 14 octobre 2014 à Paris
Le patron du Medef, Pierre Gattaz, lors de sa conférence de presse du 14 octobre 2014 à Paris — Eric Piermont AFP

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a salué jeudi le souhait du gouvernement de retirer l'amendement socialiste prévoyant de taxer les dividendes versés par certaines sociétés à leurs actionnaires, dans le cadre des débats sur le projet de budget de la Sécurité sociale. 

«Heureusement!», s'est exclamé Gattaz sur RMC et BFMTV quelques minutes après que le ministre des Finances, Michel Sapin, eut annoncé sur RTL que le gouvernement demanderait «au Parlement de modifier et de retirer» la mesure. La disposition en question, qui étend à toutes les entreprises des cotisations sur les dividendes, avait été adoptée mardi par l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015.

«Heureusement, parce que c'est un extrêmement mauvais signal qu'on donne à tous ces entrepreneurs», a-t-il développé, qualifiant l'amendement présenté par le rapporteur socialiste du PLFSS, Gérard Bapt, d'«hérésie totale». 

«Quelques-uns font une fixation sur les dividendes, alors que c'est la rémunération d'un risque»

«Quelques-uns font une fixation sur les dividendes, alors que c'est la rémunération d'un risque», a fait valoir le président du Medef, affirmant que la France était déjà «l'endroit au monde où le capital est le plus taxé», mais aussi le pays pratiquant «le plus faible taux de versement de dividendes».

Par ailleurs, a dit Gattaz, le Medef «continue de demander l'abrogation» de l'obligation d'informer les salariés de PME au moins deux mois avant toute cession du fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales de leur entreprise. Cette mesure, votée par le Parlement en juillet, doit entrer en vigueur samedi.

«Il y a un risque que des salariés partent, que des banquiers ne nous accompagnent plus, que des fournisseurs et des clients s'inquiètent», a estimé le président du Medef, ajoutant qu'«une vente, surtout dans une toute petite entreprise, c'est un acte intime, on n'a pas envie de le mettre sur la place publique».