Luxembourg: Une société financière de DSK demande un «sursis de paiement»

LUXEMBOURG La société de gestion d'actifs Assya Asset Management appartient à Dominique Strauss-Kahn...

20 Minutes avec AFP

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Dominique Strauss-Kahn, illustration.
Dominique Strauss-Kahn, illustration. — C. Ena / AP / SIPA

La société de gestion d'actifs Assya Asset Management de Dominique Strauss-Kahn a demandé vendredi à la justice luxembourgeoise à être placée en procédure de «sursis de paiement», a annoncé lundi le régulateur luxembourgeois du secteur financier.

Selon le droit luxembourgeois, cette procédure distincte du redressement judiciaire et de la faillite peut s'appliquer quand le crédit de l'établissement concerné est «ébranlé» ou en cas d'«impasse de liquidité». Elle donne automatiquement une protection contre les créanciers, jusqu'à ce que le tribunal se prononce définitivement, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines.

La demande est intervenue au lendemain du suicide de Thierry Leyne, le principal actionnaire du groupe financier Leyne Strauss-Kahn (LSK), qui contrôle Assya Asset Management, une société spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion de fortune. Thierry Leyne était le principal partenaire de l'ancien directeur général du FMI dans le fonds d'investissement créé il y a un an.

Thierry Leyne avait été condamné à payer 2 millions d'euros

Le 3 octobre dernier, la justice luxembourgeoise avait condamné en référé le groupe LSK, sa filiale Assya et son principal actionnaire Thierry Leyne à payer 2 millions d'euros à l'assureur Bâloise-Vie Luxembourg qui réclamait depuis juillet dernier le remboursement de titres du groupe LSK qui étaient dans son portefeuille.

L'assureur luxembourgeois reprochait à Assya Asset Management de ne pas se conformer aux politiques d'investissement établies par les mandats de gestion et de concentrer les investissements «de manière trop importante» sur les sociétés du groupe LSK et de ses sociétés satellites, créant ainsi une «surexposition non souhaitée du portefeuille».

Pour récupérer ses fonds, Bâloise avait fait saisir trois comptes en banque du groupe LSK au Luxembourg, à VP Bank, à la Bil et à la Banque de Luxembourg, pour un montant de plus de 2 millions d'euros.