Emploi: Rebsamen reconnaît «un échec» sur le front du chômage

ECONOMIE Les chiffres publiés ce vendredi montrent une hausse de 0,6% des chiffres du chômage...

20 Minutes avec AFP
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Illustration agence pole emploi recherche d emploi chomage. Nantes le 16 09 2014. French employment agency Pole Emploi in Nantes on september 16 2014./SALOM-GOMIS_115706/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1409161219
Illustration agence pole emploi recherche d emploi chomage. Nantes le 16 09 2014. French employment agency Pole Emploi in Nantes on september 16 2014./SALOM-GOMIS_115706/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1409161219 — SIPA

Le ministre du Travail François Rebsamen évoque «un échec» en matière de lutte contre le chômage dans un entretien publié vendredi par leparisien.fr.

«Soyons honnêtes: nous sommes en échec», a déclaré le ministre, dans cet entretien publié après l'annonce des chiffres des demandeurs d'emploi en septembre, qui ont enregistré un nouveau record. Le mois dernier, 5,13 millions de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité, pointaient en métropole à Pôle emploi.

Le gouvernement aurait «dû faire preuve de plus de pédagogie»

«On a beau faire feu de tout bois, tant qu'une croissance plus forte n'est pas là, il n'y a pas assez de création d'emplois», explique le ministre. Le gouvernement aurait «dû faire preuve de plus de pédagogie» auprès des entreprises, notamment sur la mise en oeuvre du crédit d'impôt compétitivité et emploi (Cice), une mesure censée doper leur compétitivité et, par conséquent, favoriser l'embauche.

«On ne peut pas vouloir que les mesures produisent leurs effets avant que tout le monde ne les connaisse», conclut le ministre.

«Les résultats, ils tardent à venir, je le sais»

L'annonce de ce niveau record du nombre de chômeurs intervient à la mi-mandat de François Hollande, qui a fait de la lutte contre le chômage une priorité de son quinquennat. Depuis son élection en mai 2012, plus d'un demi-million de chômeurs supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi.

«Les résultats, ils tardent à venir, je le sais» , mais «ils viendront», assurait François Hollande, fin septembre. Au printemps, le président estimait qu'il n'aurait pas la crédibilité pour briguer un second mandat sans baisse du chômage.