Trois conseils pour bien résilier votre assurance

VOTRE ASSURANCE Roxane Delamare, experte en assurances, délivre ses conseils...

Roxane Delamare

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Signature d'un contrat auto dans un cabinet d'assurance.
Signature d'un contrat auto dans un cabinet d'assurance. — SERGE POUZET

Vous êtes perdu dans le marais des assurances et des mutuelles? Ne désespérez pas, nous avons peut-être une solution. La rédaction de 20 Minutes a choisi de solliciter pour vous Roxane Delamare, experte en assurance chez AcommeAssure.com. Et cette semaine, l’experte vous propose ses conseils pour vous aider à bien résilier votre assurance.

Vous trouvez votre assurance auto trop chère? Vous n'êtes pas satisfait des remboursements de votre mutuelle? Et si votre contrat se termine le 31 décembre, c'est le bon moment pour résilier. Il ne vous reste plus qu'une semaine pour envoyer votre courrier!

1. Vous ne pouvez pas (encore) résilier à tout moment

Dès l'année prochaine, vous pourrez résilier vos assurances auto et habitation quand vous le souhaitez, grâce à la loi Hamon.

En attendant, les assurances et mutuelles sont renouvelées automatiquement d'année en année, à la date d'échéance. Si vous ne souhaitez pas payer une année supplémentaire, il faut résilier au moins deux mois avant cette date. Pour les mutuelles santé, il faut même parfois s'y prendre trois mois à l'avance, suivant ce que précise votre contrat.

La date d'échéance peut être la date anniversaire, c'est-à-dire la date de signature du contrat. Mais l'assureur fixe souvent la date d'échéance au 31 décembre, parfois au 31 mars. Si votre contrat finit au 31 décembre, il faut le résilier avant le 1er novembre.

Mon conseil :

Ne tardez pas! Vous pouvez aussi résilier à tout moment si vous vendez votre voiture, si vous déménagez ou encore si vous avez une nouvelle mutuelle d'entreprise obligatoire.

2. L'assurance ne vous prévient pas toujours

La loi Chatel oblige votre assureur à vous prévenir avant la fin du délai de résiliation. Il doit vous envoyer un avis d'échéance au moins 15 jours avant cette date. Mais il arrive que vous ne receviez pas cet avis dans les délais. Deux raisons à cela.

Première raison: certains assureurs préfèrent envoyer l'avis d'échéance après les délais légaux. Si vous recevez l'avis entre le 1er novembre et le 31 décembre, la loi Chatel vous accorde 20 jours suivant la réception du courrier pour mettre fin au contrat.

Mon conseil :

Conservez bien l'enveloppe utilisée par l'assureur. Vous joindrez une copie à l'assureur pour prouver que vous n'avez pas reçu l'avis d'échéance à temps.

Deuxième raison: certaines mutuelles santé ne sont pas soumises à la loi Chatel. Vous devez toujours les résilier deux ou trois mois avant l'échéance, mais l'organisme n'a pas à vous en informer. C'est le cas pour tous les contrats de groupe.

Mon conseil : 

Si vous n'avez pas reçu d'avis d'échéance de votre mutuelle, vérifiez votre situation auprès de votre mutuelle. Vous avez peut-être souscrit un contrat collectif sans le savoir.

3. Pour résilier, envoyez un courrier recommandé complet

Pour résilier, envoyez un courrier recommandé à votre assureur, de préférence avec accusé de réception. Adressez-le plutôt à votre agence qu'au siège: il sera traité plus rapidement.

Ce courrier doit comporter toutes les informations indispensables: vos nom, numéro de contrat et signature. Si vous résiliez dans le cadre de la loi Chatel, vous devez aussi mentionner explicitement cette législation. Sinon, l'assureur pourrait refuser votre demande.

Mon conseil :

Pour être sûr de ne rien oublier, utilisez un générateur de lettre de résiliation personnalisée comme il en existe beaucoup sur internet : exemple de lettres de résliation.

>> Vous aussi, profitez de l’expertise de Roxane Delamare. Vous avez une question assurance? Vous souhaitez que votre assurance auto, habitation, emprunteur ou santé soit passée à la loupe, envoyez un mail à contribution@20minutes.fr avec une copie de vos conditions particulières et générales.

Les informations et conseils donnés ci-dessus le sont à caractère strictement indicatif. Ils ne prennent notamment pas en compte une connaissance exhaustive du contexte de la question posée. Ils ne sauraient, en aucun cas, engager la responsabilité de leur auteur ou de sa société.