Macron et Sapin à Berlin: Un accord bientôt signé pour stimuler les investissements au niveau européen

FINANCES Les deux ministres rencontraient leurs homologues ce lundi en Allemagne et repartent avec un engagement écrit…

B. de V.

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Emmanuel Macron, le 3octobre 2014, à Paris.
Emmanuel Macron, le 3octobre 2014, à Paris. — AFP

Opération séduction réussie. Les ministres français de l'économie et des finances ont rencontré, ce lundi, leurs homologues allemands afin de trouver des moyens de redynamiser les investissements et la croissance dans les deux pays et l'Europe tout entière. Emmanuel Macron et Michel Sapin venaient aussi chercher Outre-Rhin une enveloppe de 50 milliards d’euros d’investissement allemand à injecter dans l’économie hexagonale.

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Et première décision annoncée en conférence de presse par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, après leur entretien de ce lundi, un accord entre la France et l'Allemagne et la France va être signé afin de stimuler les investissements au niveau européen.

Pas un «pacte» pour sauver la France

«Il y a un certain nombre de points qu'il convient de régler, il y a un certain nombre de défis, de difficultés, mais également d'opportunités pour toute l'Europe» a-t-il dit.

Des pistes communes vont donc être proposées d'après Michel Sapin qui a assuré à nouveau qu’il ne s’agit pas d’un «pacte» franco-allemand pour que la France puisse échapper à d'éventuelles sanctions européennes en raison de son dérapage budgétaire.

«Ce qui est bon pour la France est aussi bon pour l’Allemagne»

«Nous devons agir ensemble non pas pour que l'un dise à l'autre ce qu'il a à faire mais pour que chacun puisse décrire les préoccupations de chaque pays et les modalités de mise en œuvre du soutien à l'investissement», a-t-il dit.

Emmanuel Macron a lui affirmé que ce qui était bon pour la France avait des conséquences positives pour l'Allemagne. Et vice-versa. «La conviction que nous avons partagé tous les quatre est que chacun doit faire ce qui est bon pour lui, chez lui, a-t-il assuré. Mais nous avons partagé ce souci commun de l’investissement».