La Bourse de Paris termine en baisse, repasse sous 4.000 points

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Le Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris
Le Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a terminé en baisse lundi (-1,04%), retombant au-dessous des 4.000 points, toujours fragilisée par les craintes sur la croissance mondiale qui avaient causé un trou d'air sur les marchés la semaine dernière.

L'indice CAC 40 a perdu 41,94 points à 3.991,24 points, dans un volume d'échanges étoffé de 4 milliards d'euros. Vendredi, il avait terminé en forte hausse de 2,92%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 1,50% et Londres 0,68%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a perdu 1,18%.

Le marché parisien a évolué en baisse tout au long de la séance, creusant même un peu ses pertes dans l'après-midi, peu avant l'ouverture prudente de Wall Street, dans une séance sans statistique majeure.

«Le marché a digéré une semaine particulièrement éprouvante qui s'était traduit par un rebond vendredi à la hauteur des deux séances de baisse précédentes», commente Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.

Selon lui, «le marché peut difficilement oublier ce qu'il vient de se passer et repartir de l'avant comme si de rien n'était», notant que «la récente volatilité a entraîné beaucoup de doutes».

Les investisseurs sont restés prudents après les récentes turbulences, nourries notamment par les incertitudes entourant les perspectives de croissance mondiale, se focalisant en particulier sur une zone euro très fragile.

«Les questions sont toujours les mêmes. Le marché se demande si le scénario de reprise graduelle en Europe est remis en cause ou non», note M. Murail.

Les investisseurs auront l'occasion d'en savoir plus sur l'état de santé de l'économie en zone euro jeudi, jour de la publication des indices PMI.

La fin de semaine verra par ailleurs se multiplier les publications d'entreprises françaises, qui dévoileront leur chiffre d'affaires pour le troisième trimestre.

«Les incertitudes qui ont poussé les indices fortement à la baisse la semaine passée demeurent. Les achats à bon compte qui ont eu lieu vendredi n'ont, bien sûr, pas été suffisants pour permettre un inversement de la tendance baissière», remarque pour sa part Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

«On peut craindre que les inquiétudes à propos de la croissance et de la politique monétaire fassent encore passer en arrière-plan dans les prochaines séances les résultats d'entreprises aux Etats-Unis qui sont, jusqu'à présent, très encourageants», poursuit-il.

Parmi les valeurs, Bolloré a dégringolé (-11,53% à 335,15 euros) après avoir annoncé une offre publique d'échange sur Havas (+1,40% à 5,79 euros).

CGG a souffert (-6,55% à 5,56 euros) d'un abaissement de recommandation par Goldman Sachs.

Plus généralement, le secteur pétrolier a été sanctionné. Total a perdu 2,75% à 42,94 euros, Technip 2,92% à 55,85 euros et Vallourec 2,99% à 29,83 euros.

En revanche, Tarkett a bondi (+6,23% à 19,85 euros) après avoir maintenu ses marges opérationnelles au troisième trimestre, malgré une chute de ses ventes.

Gemalto a grignoté 0,05% à 59,17 euros après avoir été lourdement pénalisé en séance, comme la semaine dernière, par des annonces du géant Apple.

Air France-KLM a progressé (+2,40% à 6,66 euros). Le projet d'accord sur le développement de la low cost d'Air France, Transavia France, a été soumis vendredi à l'avis des délégués du SNPL, premier syndicat de pilotes, et fer de lance de la grève en septembre.

Areva a perdu 0,47% à 10,56 euros, sans grande réaction au fait que le président du directoire, Luc Oursel quitte ses fonctions pour des raisons de santé, près de trois ans et demi après sa nomination à la tête du groupe nucléaire public.

Groupe Fnac (+2,43% à 28,64 euros) a bénéficié de commentaires favorables de Société Générale.

L'Oréal a résisté (+0,12% à 119,50 euros) grâce à un relèvement de recommandation par Natixis.

LDC a pris 1,56% à 130,50 euros. Le volailler et le groupe industriel Sofiprotéol ont noué un projet d'alliance dans la volaille visant à «reconquérir le marché» français, où plus de 40% du poulet consommé est importé.

Euronext (CAC 40)