Voitures neuves: Un tiers des acheteurs français pensent à l'hybride selon une enquête

CONSOMMATION Mais très peu souhaitent acheter une végicule 100% électrique...

20 Minutes avec AFP

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Paris le 05 decembre 2011. Inauguration reelle du concept de voiture electrique en libre service Autolib' inspire de Velib' avec la  Blue Car de Bollore. Bertrand Delanoe maire de Paris, Vincent Bollore pdg du groupe Bollore et Jean Paul Huchon president du Conseil Regional.
Paris le 05 decembre 2011. Inauguration reelle du concept de voiture electrique en libre service Autolib' inspire de Velib' avec la Blue Car de Bollore. Bertrand Delanoe maire de Paris, Vincent Bollore pdg du groupe Bollore et Jean Paul Huchon president du Conseil Regional. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Un tiers des Français s'apprêtant à acheter une voiture souhaiteraient qu'elle soit hybride, bien plus que leurs voisins britanniques ou allemands, mais très peu envisagent un modèle 100% électrique, selon une enquête publiée jeudi. Mille cinq cents personnes disant vouloir acheter une nouvelle voiture dans les 12 prochains mois ont été interrogées en France, au Royaume-Uni et en Allemagne pour les besoins de cette enquête effectuée par le cabinet de consultants PwC.

32,9% des Français sondés prêts à acheter une voiture hybride

Les voitures à moteur thermique, essence ou diesel, restent les plus désirables dans ces trois pays, principaux marchés automobiles du neuf en Europe de l'Ouest: 61,9% d'intentions d'achat, selon cette enquête, avec une pointe à 65,5% en Allemagne. En France, seulement 54,6% des personnes interrogées disent réfléchir à l'achat d'une voiture à propulsion classique, et 32,9% sont séduits par les hybrides, capables de rouler partiellement à l'électricité, gains de consommation à la clé. Mais «74% des sondés pensent que (...) le surcoût du véhicule hybride par rapport à un véhicule à moteur traditionnel ne devra pas excéder 2.000 euros», note François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC.

Une aide à l'achat d'une voiture électrique de 10.000 euros?

Malgré les efforts des constructeurs et des pouvoirs publics pour en développer l'usage, les voitures électriques peinent encore à s'imposer en alternative digne de foi aux automobiles à moteur thermique, relève PwC. En France, où le gouvernement réfléchit à l'idée d'un «superbonus» portant à 10.000 euros une aide à l'achat d'une voiture électrique, contre la mise à la casse d'un vieux diesel, et a lancé un ambitieux programme d'installation de bornes de recharge, seulement 1,6% des sondés voudraient que leur prochaine voiture roule à l'électricité.

Les constructeurs français frileux sur l'électrique

Cela reflète peu ou prou l'état du marché du neuf en France, dont les voitures électriques détiennent moins de 0,5% depuis le début de l'année 2014, même si leurs ventes progressent d'un an sur l'autre. L'attrait des voitures électriques est encore plus faible en Allemagne (0,4%) ou au Royaume-Uni (0,8%) selon PwC.

Les constructeurs français, Renault et PSA Peugeot Citroën, qui proposent des voitures électriques dans leur gamme, sont en revanche quasiment absents du marché de l'hybride, à l'exception du haut de gamme diesel «Hybrid4» chez PSA. Renault a toutefois présenté un prototype hybride rechargeable, l'«Eolab», au Mondial de l'automobile de Paris, tandis que le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, a évoqué l'hybride essence rechargeable comme une technologie à laquelle son entreprise aurait recours à l'avenir.