Taxation des autoroutes: Pour Gattaz, «il faut arrêter de gérer le pays en taxant»

IMPOTS Le président du Medef s'est insurgé contre la piste de taxer les profits des concessionnaires d'autoroutes et a réclamé «une refonte» de la loi sur les retraites...

20 Minutes avec AFP

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Pierre Gattazle président du Medef le mardi 14 octobre.
Pierre Gattazle président du Medef le mardi 14 octobre. — AFP

Le président du Medef, Pierre Gattaz, s'est insurgé mardi contre l'idée de taxer les profits des concessionnaires d'autoroutes pour compenser l'écotaxe estimant qu'«il faut arrêter de gérer le pays en taxant».

«Non, c'est une très mauvaise idée, il faut arrêter de gérer le pays en taxant!», s'est exclamé le président de l'organisation patronale, en réponse à une question lors de sa conférence de presse mensuelle. «Il faut arrêter de taxer. La solution c'est de réduire les dépenses publiques», a poursuivi Pierre Gattaz suggérant de «reprendre ce qu'ont fait tous les pays qui ont réduit leurs dépense publiques: le Canada, la Suède, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne».

Baisse des dépenses publiques

«C'est quand même extraordinaire que chaque fois qu'on a un problème on continue de taxer en France. C'est quand même délirant. Nous sommes en 2014, le monde entier nous a montré qu'on pouvait dépenser moins, il faut rentrer dans la baisse des dépenses publiques», a-t-il ajouté. «Nous le faisons tous les jours dans nos entreprises, qu'elles soient petites ou grandes, parce que c'est une question de survie, je suis absolument contre qu'on utilise encore la taxation sur quoi que ce soit», a-t-il conclu.

Contre le compte pénibilité

Le président du Medef Pierre Gattaz a par ailleurs demandé mardi «l'abrogation pure et simple» du compte pénibilité, l'une des principales mesures de la réforme des retraites, car il juge le dispositif «inapplicable» et «anxiogène» pour les entrepreneurs.

Les décrets pour la mise en oeuvre du compte pénibilité, publiés vendredi au Journal officiel, vont «augmenter le coût du travail», a ajouté Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. Le président du Medef a réclamé aussi «une refonte» de la loi sur les retraites.