Seita: «la grève de la faim n'est pas une solution», selon Rebsamen

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Le ministre français du Travail François Rebsamen, le 7 octobre 2014 au palais de l'Elysée à Paris
Le ministre français du Travail François Rebsamen, le 7 octobre 2014 au palais de l'Elysée à Paris — Alain Jocard AFP

Le ministre du Travail François Rebsamen a dit mardi «comprendre la détresse» des salariés de l'usine nantaise du cigarettier Seita, vouée à la fermeture, tout en estimant que faire «la grève de la faim n'était pas une solution».

Pour protester contre la décision de Seita de fermer le site de Carquefou, près de Nantes, cinq salariés observent une grève de la faim, certains d'entre eux depuis le 29 septembre.

«Je suis pour le dialogue social mais je ne pense pas que la grève de la faim soit une solution», a déclaré François Rebsamen devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Tout en affirmant qu'il comprenait «la détresse des gens», il a souhaité que «le dialogue se tienne au niveau de l'entreprise», filiale du groupe britannique Imperial Tobacco.

Seita a annoncé au printemps un plan drastique comportant 366 suppressions nettes d'emplois, soit près d'un tiers des effectifs (1.150) et la fermeture de sa plus grosse usine à Carquefou (327 salariés).

Un ultime comité central d'entreprise (CCE) est prévu mercredi sur les mesures d'accompagnement, que les syndicats refusent de signer pour l'heure.