Budget de la France: Christian Eckert «serein» sur la position de Bruxelles

ECONOMIE Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem a notamment estimé que la France n'avait pas mis à profit le délai accordé par Bruxelles pour réduire son déficit pour mener des réformes...

20 Minutes avec AFP

— 

Le secrétaire d'Etat en charge du Budget Christian Eckert.
Le secrétaire d'Etat en charge du Budget Christian Eckert. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert s'est dit dimanche «tout à fait serein» concernant le verdict de la Commission européenne sur le budget de la France.

«Je suis tout à fait serein»

«Aujourd'hui, on commence à avoir des discussions avec (la Commission), et je suis beaucoup moins inquiet que vous, je suis tout à fait serein», a-t-il répondu sur RTL, aux journalistes avançant le risque d'une position négative de Bruxelles. Le gouvernement transmettra mercredi son projet de budget à la Commission, qui s'exprimera ensuite dans les prochaines semaines.

Plusieurs critiques ont déjà percé, dont celles du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui a notamment estimé que la France n'avait pas mis à profit le délai accordé par Bruxelles pour réduire son déficit pour mener des réformes.

«Le président de l'Eurogroupe s'est exprimé à titre personnel», a jugé Christian Eckert, soulignant qu'il n'avait pas encore été saisi officiellement par la France de son programme budgétaire. Le secrétaire d'Etat a par ailleurs jugé que les hypothèses de croissance sur lesquelles repose le budget 2015 (0,4% en 2014 et 1% en 2015) étaient «tout à fait raisonnables».

«Le gouvernement ne soutiendra pas une augmentation de la TVA»

«Le FMI vient d'ailleurs quasiment de s'aligner sur nous», a-t-il ajouté, en référence aux prévisions économiques publiées mardi par le Fonds monétaire international. Concernant le niveau de la dette publique du pays, qui s'est établie à 95,1% du produit intérieur brut à la fin juin, il n'est «pas prévu dans les trois prochaines années» qu'elle atteigne le seuil des 100% du PIB, a assuré le secrétaire d'Etat. Alors que le projet de budget est désormais examiné par les députés, «le gouvernement ne soutiendra pas une augmentation de la TVA», a réaffirmé M. Eckert.

Quant à l'amendement déposé par les parlementaires UDI pour intégrer les œuvres d'art dans le calcul de l'impôt sur la fortune (ISF), il a rappelé avoir lui même défendu un amendement en ce sens il y a deux ans, lorsqu'il était député, mais affirmé que désormais, il «exprimerait l'avis du gouvernement». Enfin, il a assuré qu'il n'y aurait «pas de hausse sensible de la fiscalité sur le tabac au 1er janvier prochain».