Dans la spirale infernale des crédits

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« Je panique. Je ne dors pas. » Sharon Edwardsen, 47 ans, est assistante opticienne dans la région de New York. En quatre ans, son crédit est passé de 103 000 à 258 000 dollars. Elle avait emprunté pour faire des travaux. A taux fixe sur une courte période pour passer ensuite à un taux variable autour de 12 % (20 % des crédits sont des prêts de ce type). Aujourd'hui, elle doit 2 800 dollars par mois alors qu'elle en gagne 1 600 et risque de perdre sa maison. Elle est une victime typique de la jungle américaine du crédit, étranglée par les emprunts excessifs contractés pendant le boom immobilier sur la base de la valeur de sa maison, y compris pour rembourser des prêts. Ne pouvant plus renégocier le crédit à la hausse, ces personnes sont acculées à la faillite.