Cinq Nobel d’Economie contre la France

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Cinq prix Nobel d'économie américains jugent l'économie française, face à la mondialisation, les 35 heures et le patriotisme économique, dans une série d'entretiens publiés mardi dans Les Echos.


Selon l'économiste Edmund Phelps, prix Nobel en 2006, «les Européens ne croient plus au travail comme moyen d'épanouissement», classant les Français «parmi les habitants des pays du G7 les moins motivés au travail».
 
Son confrère Robert Solow, prix Nobel de 1987, estime que les 35 heures ont eu un impact «minime» vu que «le nombre d'heures de travail en moyenne n'a guère évolué».

Le taux de croissance de l'économie française n'est pas assez élevé, selon l'économiste Gary Becker (prix Nobel 1992), pour qui la France est handicapée par un manque de réformes et un marché du travail pas assez flexible.
 
Plus optimiste, Edward Prescott (Nobel 2004), juge que «l'économie française est en bonne santé» et que le pays a tort de craindre la mondialisation. Paul A. Samuelson, prix Nobel de 1970, est par contre le plus virulent, estimant que «la France fait partie des pays européens au modèle le moins efficace».