Alibaba lève 25,02 mds de dollars et devient la plus grosse entrée en Bourse de l'histoire

ECONOMIE Cet hybride d'Amazon, eBay et PayPal créé en 1999 avec 60.000 dollars, marqueur de l'économie chinoise, va désormais peser 168 milliards de dollars en Bourse...

20 Minutes avec AFP

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Des ouvriers réparent un bâtiment de la maison mère du groupe chinois Alibaba à Hangzhou, le 15 septembre 2014
Des ouvriers réparent un bâtiment de la maison mère du groupe chinois Alibaba à Hangzhou, le 15 septembre 2014 — AFP

Le géant chinois de la distribution en ligne Alibaba va faire une entrée fracassante à Wall Street vendredi après avoir levé un peu plus de 25 milliards de dollars, pour devenir la plus grosse opération boursière de l'histoire. Cette somme permet à Alibaba d'effacer le record détenu par un autre groupe chinois, AGBank, qui avait levé 22,1 milliards de dollars en 2010 à Hong Kong et Shanghai, selon le cabinet de recherche Dealogic.

>>Lire notre article: Cinq choses à savoir sur Alibaba

Le fondateur de cette success-story, l'ancien professeur d'anglais Jack Ma va sonner la cloche -synonyme d'ouverture de la Bourse- vendredi vers 15h30, heure française, sur le fameux parquet du New York Stock Exchange (NYSE) à Manhattan, selon des sources bancaires. Débutera alors la première cotation de cet hybride d'Amazon, eBay et PayPal créé en 1999 avec 60.000 dollars, marqueur de l'économie chinoise, et qui va désormais peser 168 milliards de dollars en Bourse.

En effet, Alibaba a arrêté à 68 dollars le prix unitaire de son action, dans le haut de la fourchette (66-68 dollars) dévoilée lundi. Pour certains experts, le géant de la distribution en ligne donne l'occasion d'avoir une part du gâteau de l'énorme marché chinois. D'autres ne veulent pas rater le train d'un nouveau Google ou Facebook, selon les analystes.

Prévenir les couacs

Le mastodonte du commerce en ligne avait prévu de céder dans un premier temps 320 millions de ses titres (certificats de dépôts), ce qui lui a permis de récolter 21,8 milliards de dollars, auxquels s'ajoute le produit de la vente de 48 millions de titres supplémentaires prévus en cas de forte demande.

Pour éviter tout couac, le NYSE a sorti le grand jeu et procédé à trois tests en temps réel. «Tout est prêt», affirme-t-on auprès du NYSE, qui ne veut pas connaître la mésaventure de son rival, le Nasdaq, lors de la cotation de Facebook en 2012. Le réseau social avait levé 16 milliards de dollars mais son baptême boursier avait été émaillé de nombreux problèmes techniques.