Télécoms: Ericsson va arrêter les modems, des centaines de postes supprimés

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Le siège d'Ericsson le 7 novembre 2012 à Kista, près de Stockholm
Le siège d'Ericsson le 7 novembre 2012 à Kista, près de Stockholm — Jonathan Nackstrand AFP

L'équipementier télécoms suédois Ericsson a annoncé jeudi qu'il allait cesser de développer des modems, une décision qui va toucher près de 1.600 salariés et entraîner la suppression de centaines de postes.

Le groupe va «arrêter le développement futur de modems et utiliser les ressources qu'il y consacrait pour les R&D du réseau radio», a indiqué l'entreprise dans un communiqué, précisant que 1.582 personnes étaient employées dans cette branche, dont certaines pourront être transférées vers d'autres activités.

Cette décision intervient à l'issue d'une évaluation de la branche modems qui a permis à Ericsson de constater «l'importante concurrence, l'érosion des prix et l'accélération des innovations technologiques».

En 2013, le suédois avait repris le développement et les ventes des solutions du modem fin LTE multimode, norme de téléphonie mobile de nouvelle génération, après le démantèlement de ST-Ericsson, sa coentreprise avec le franco-italien STMicroelectronics qui fut un échec cuisant.

«Le marché s'est réduit. Il y a de moins en moins de constructeurs de smartphones qui achètent un modem séparément, ils l'achètent avec un processeur. (...) Et nous n'avons qu'un modem», a expliqué à l'agence de presse suédoise TT le directeur-général, Hans Vestberg.

«À la place, nous avons décidé d'investir plus dans le cœur de notre activité, là où nous sommes les meilleurs, et c'est la technologie radio», a-t-il ajouté.

Cette technologie, notamment les «small cells», permet d'offrir une couverture radio limitée pour les réseaux de téléphonie.

Les 1.582 postes touchés se trouvent en Suède, en Inde, en Allemagne, en Chine et en Finlande.