Valls: L'offre culturelle ne peut être dans les seules mains d'Amazon ou Netflix

CULTURE Il appelle les acteurs français de l'audiovisuel et du numérique à offrir «une alternative forte»...

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une conférence de presse à Matignon, le 29 août 2014 à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une conférence de presse à Matignon, le 29 août 2014 à Paris — Patrick Kovarik AFP

Manuel Valls a affirmé lundi que «l'offre culturelle ne peut être dans les mains exclusives de géants tels qu'Amazon ou Netflix», appelant les acteurs français de l'audiovisuel et du numérique à offrir «une alternative forte». «Ce serait un facteur de grands déséquilibres entre d'une part les créateurs et d'autre part les diffuseurs», a dit le Premier ministre après avoir inauguré l'exposition consacrée à Niki de Saint Phalle au Grand Palais à Paris.

Pour le Premier ministre, «diffuser largement ne doit pas aboutir à bafouer l'exception culturelle ou à piétiner le droit des auteurs et des créateurs». «Or cette menace existe», a mis en garde Valls, aux côtés de la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin. Selon lui, il faut faire «mieux contribuer les acteurs de l'internet à la création» et «encourager l'offre légale».

«Défendre les droits des créateurs»

«Les acteurs français de l'audiovisuel et du numérique doivent travailler ensemble pour offrir une alternative forte aux services des acteurs extra-européens», a-t-il affirmé. Le chef du gouvernement a également souligné qu'il fallait «défendre les droits des créateurs». «Nous avons sans doute sous-estimé l'impact du piratage de masse», a-t-il jugé.

Si la «réponse graduée garde toute son actualité» pour lutter contre les sites pratiquant le peer to peer (échange de fichiers entre ordinateurs), a dit Valls, «il faut aussi s'attaquer aux autres vecteurs de piraterie en se concentrant sur ceux qui diffusent massivement des œuvres».