Noos fait son mea culpa dans la bronca

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De plates excuses. La promesse que tout ira mieux. Et une foire d'empoigne malgré tout. C'est avec une mine contrite et moult pincettes que les dirigeants de Noos-Numericable se sont expliqués hier sur les dysfonctionnements qui secouent l'entreprise et ses clients depuis février. Des précautions qui n'ont pas empêché leur conférence de presse de virer au pugilat. Assailli par des journalistes-clients exaspérés par les manquements de l'Internet-télévision-téléphonie par le câble, Patrick Drahi, PDG d'Altice, qui a acheté Noos en 2006, s'est écrié : « J'ai peur de vous dire la vérité. Si le réseau de votre quartier est modernisé l'an prochain, le service ne va pas s'améliorer avant ! »Comment le groupe en est-il arrivé là ? Le rachat en deux ans de France Telecom Câble, Numericable et Noos-UPC France, déjà confrontés à des problèmes de qualité, a précipité la crise. « On savait ce qui allait se passer », a admis le nouvel actionnaire. Mais, le temps de boucler un plan social, « tout a été mis en oeuvre » pour résoudre les difficultés techniques à Paris, et commerciales dans toute la France. « Il faut nous laisser le temps », plaide le groupe, qui assure que les clients continuent d'affluer. Les mécontents aussi. En embuscade à la sortie du point-presse, Marcel Lacour, président de l'association Les déçus du câble, a dénoncé « les indemnisations ridicules » versées par Noos.

Angeline Benoit