Commission européenne: «Ma boussole, ce sont les règles», annonce Moscovici

ECONOMIE Le Français vient d'être nommé commisaire européen aux Affaires économiques...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien ministre des Finances français, proposé comme commissaire européen par François Hollande, Pierre Moscovici, lors d'un point de presse à l'ambassade France à Athènes le 27 août 2014 après un entretien avec le gouvernement grec
L'ancien ministre des Finances français, proposé comme commissaire européen par François Hollande, Pierre Moscovici, lors d'un point de presse à l'ambassade France à Athènes le 27 août 2014 après un entretien avec le gouvernement grec — Louisa Gouliamaki AFP

Pierre Moscovici, nommé mercredi commissaire européen aux Affaires économiques, a promis d’appliquer les règles budgétaires européennes, au moment où le gouvernement français vient de reporter à 2017 le retour du déficit public à 3 % du PIB.

«Ma boussole, ce sont les règles», a affirmé Moscovici devant des journalistes à Bruxelles. «Quand on vient à la Commission, on n’oublie pas sa nationalité, ses convictions: je suis social-démocrate, je suis fier de l’être mais on devient commissaire européen, défenseur de l’intérêt général européen», a-t-il dit.

Ni exception, ni dérogation

«Il ne faut faire de mauvais procès à personne», a-t-il insisté, alors que l’Allemagne s’est longtemps opposée à la nomination de l’ancien ministre français des Finances, voyant d’un mauvais œil le fait de confier la surveillance budgétaire au représentant d’un pays coupable de multiples dérapages budgétaires.

Il n’y aura «pas de suspension, de dérogation, d’exception pour un pays quelconque», a assuré M. Moscovici, même s’il y a «des possibilités d’interprétation à partir d’un certain nombre de situations, d’efforts». Il a refusé de dire si l’inflation basse pouvait être considérée comme des circonstances exceptionnelles justifiant un changement de trajectoire budgétaire pour la France.

Il a également balayé les critiques de ceux qui voient dans la création de postes de vice-présidents chargés de piloter les priorités de l’Union une mise sous tutelle. Il n’y aura «pas de rapport» de «supervision, de chaperonnage, de sujétion», a-t-il affirmé, promettant de «bien travailler» avec le Letton Valdis Dombrovskis, vice-président en charge de l’euro, et le Finlandais Jyrki Katainen, vice-président chargé de l’emploi et de la croissance.