La Bourse de Paris, prudente, termine en baisse

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Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse à Paris
Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse à Paris — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi (-0,50%), cédant à quelques prises de bénéfices après sa récente hausse et en l'absence de nouvelle économique notable.

L'indice CAC 40 a perdu 22,56 points à 4.452,37 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,6 milliards d'euros. La veille, il avait lâché 0,26%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 0,49% et Londres 0,08%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a perdu 0,68%.

Le marché parisien s'est montré hésitant dans la matinée, avant de perdre davantage de terrain par la suite, pénalisé par le baisse de Wall Street.

«Les séances ne sont pas très entraînantes depuis le début de la semaine. Il n'y a pas d'indicateur macroéconomique majeur ni de nouvelle sur le plan géopolitique», souligne Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Par conséquent, «le marché reprend son souffle après une semaine chargée avec énormément de nouvelles», dont les annonces de la Banque centrale européenne (BCE) et l'emploi américain, selon lui.

Les investisseurs ont profité des mesures mises en place par la BCE pour lutter contre l'inflation et relancer l'économie, permettant au CAC 40 de repasser brièvement au-dessus de 4.500 points la semaine dernière.

«Certains investisseurs en profitent désormais pour prendre des profits», mais la baisse du marché «n'a rien d'alarmant pour l'instant et il s'agit juste d'une baisse de régime», explique M. Tuéni.

La géopolitique reste par ailleurs une source d'inquiétude et de volatilité pour les places financières, tout comme les incertitudes entourant le référendum sur l'indépendance de l’Écosse le 18 septembre.

«Le report de l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions européennes contre Moscou a dégagé du temps, mais la situation reste clairement fragile en Ukraine», estiment les économistes chez Crédit Agricole CIB.

L'Union européenne a approuvé une nouvelle série de sanctions contre la Russie, mais a précisé que la mise en application allait prendre quelques jours pour donner le temps à Moscou de poursuivre ses efforts de paix.

Parmi les valeurs, Pernod-Ricard a terminé en tête du CAC 40 (+1,44% à 91,72 euros) grâce à un relèvement de recommandation du courtier Bernstein.

Iliad a encore remonté la pente (+0,91% à 171,30 euros) après avoir été chahuté récemment du fait de résultats décevants et des questions posées par son souhait de racheter T-Mobile US.

Dans le secteur du jeu vidéo, Ubisoft a progressé (+0,24% à 12,70 euros), alors que Bryan Garnier est à «acheter» sur la valeur, mais à «neutre» sur Gameloft (-2,95% à 4,93 euros).

Publicis a grignoté 0,09% à 57,60 euros après l'annonce de l'acquisition de l'agence américaine de design et de stratégie de marque Turner Duckworth, afin de bénéficier notamment de ses talents dans l'emballage.

ArcelorMittal a résisté (-0,04% à 11,39 euros) après le relèvement de sa recommandation par Crédit Suisse à «surperformer», contre «neutre» auparavant.

Genfit a bondi (+11,39% à 40,29 euros). Le titre s'est envolé de près de 80% depuis mi-juillet et une note favorable à la valeur de Deutsche Bank, qui est à «acheter» avec un objectif de cours à 110 euros.

En revanche, L'Oréal a perdu 1,34% à 125,50 euros. Le PDG Jean-Paul Agon a estimé que le marché mondial des cosmétiques connaîtrait une croissance de 3 à 3,5% en 2014, contre un rythme de 3,5 à 4% anticipé initialement, dans une interview au Figaro.

Les valeurs dépendant de la conjoncture ont fait les frais de la prudence du marché, à l'image de Renault (-2,80% à 60,48 euros), Alcatel-Lucent (-1,34% à 2,65 euros), Saint-Gobain (-1,19% à 38,47 euros) et Schneider Electric (-1,11% à 65,02 euros).

Assystem a lourdement chuté (-9,37% à 18,19 euros), en raison du recul de sa rentabilité au premier semestre.

Euronext (CAC 40)