L'Etat prêt à mettre au pot pour Airbus

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La journée nationale d'action des salariés d'Airbus mardi, avec grève et manifestations sur les sites français de l'avionneur européen, marquera la semaine sociale, où débuteront par ailleurs des rencontres entre syndicats et candidats à l'élection présidentielle.
La journée nationale d'action des salariés d'Airbus mardi, avec grève et manifestations sur les sites français de l'avionneur européen, marquera la semaine sociale, où débuteront par ailleurs des rencontres entre syndicats et candidats à l'élection présidentielle. — Muriel Bortolluzy AFP/Archives

Après deux jours de tirs de la gauche, la majorité a craqué, alors que les salariés d'Airbus sont appelés à manifester et à cesser le travail ce matin, contre la suppression de 10 000 emplois. «L'Etat est prêt à participer à une augmentation de capital», a déclaré le Premier ministre. «Le rôle de l'Etat est essentiel», a renchéri le candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy, alors qu'il assurait au contraire vendredi que l'Etat n'est pas «l'actionnaire industriel le plus avisé», laissant penser qu'il était pour un désengagement.

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La socialiste Ségolène Royale a été la première à s'emparer du dossier, réclamant « un moratoire » et l'intervention de l'Etat. Un usage « inimaginable » de « l'argent du contribuable », selon l'UDF François Bayrou. « Si l'Etat remet juste au pot, ce serait une solution pragmatique », analysait hier Lionel Fontagné, professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. « Mais le pire serait que l'Etat se mêle de la gestion », a-t-il ajouté. A priori, ni Royal ni Sarkozy ne comptent être des payeurs aveugles. « Si je suis élu, je demanderai un rééquilibrage entre la France et l'Allemagne », assurait ce dernier hier.

Angeline Benoit