L’épreuve de force pour Airbus

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Le candidat de l'UDF à la présidentielle, François Bayrou, et celui de l'UMP, Nicolas Sarkozy, doivent rencontrer lundi à Toulouse des représentants des salariés d'Airbus, tandis que la candidate socialiste, Ségolène Royal, se rend à Berlin où elle abordera le dossier.
Le candidat de l'UDF à la présidentielle, François Bayrou, et celui de l'UMP, Nicolas Sarkozy, doivent rencontrer lundi à Toulouse des représentants des salariés d'Airbus, tandis que la candidate socialiste, Ségolène Royal, se rend à Berlin où elle abordera le dossier. — Lionel Bonaventure AFP

Veillée d’armes pour les syndicats avant la grande manifestation prévue ce mardi. L'irruption de la crise Airbus dans la campagne, un «heureux» concours de circonstance, va «faciliter le traitement de notre cause», a estimé Jean-François Knepper, délégué FO, syndicat majoritaire à Airbus France, tandis que son collègue Julien Talavan, dans une interview à La Tribune s'est dit «prêt à bloquer la production des avions» si les dirigeants d'Airbus ne rééquilibrent pas les activités entre la France et l'Allemagne.

Ce lundi, tous les politiques ont proposé leur solution. Il faut «qu'on réfléchisse à un pacte d'actionnaires nouveau», a déclaré François Bayrou, à l'issue d'une rencontre avec les syndicats. «Je suis pour que l'Etat fasse face à ses responsabilités comme actionnaire, mais pas seul».

Nicolas Sarkozy a également préconisé, lors d'une réunion avec ces mêmes représentants syndicaux à Blagnac, un nouveau pacte d'actionnaires avec une meilleure représentation de l'Etat. «Si j'étais président de la République et qu'Airbus avait besoin d'une augmentation de capital, je serais prêt à le faire», a-t-il dit.

En écho aux déclarations des candidats, le Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé lundi après-midi que l'Etat était prêt «avec les autres actionnaires» à participer à une augmentation du capital d'EADS, maison-mère d'Airbus, appuyé par son ministre de l'Economie Thierry Breton.

Plus tôt dans la journée, Ségolène Royal avait souhaité que les régions françaises suivent l’exemple allemand et prennent une place plus importante dans l’actionnariat d’EADS.