Compétitivité: La France stoppe son déclin

ECONOMIE Selon le classement mondial de la compétitivité, établi tous les ans par le Forum économique mondial…

20 Minutes avec AFP

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L'usine Mousse du Nord, à Neuville-en-Ferrain (59), fabrique des canapés, notamment pour la Camif.
L'usine Mousse du Nord, à Neuville-en-Ferrain (59), fabrique des canapés, notamment pour la Camif. — M.Libert/20 Minutes

La France a réussi à maintenir son rang dans le classement mondial de la compétitivité, établi tous les ans par le Forum économique mondial (WEF) et rendu public mercredi à Genève.

La France occupe en 2014/2015 le 23e rang de ce classement, comme en 2013/2014, alors qu'elle avait auparavant reculé pendant quatre années consécutives.

L'étude du WEF a été réalisée auprès de 15.000 chefs d'entreprise dans 144 pays et donne un classement mondial des pays les plus compétitifs, à partir d'une centaine d'indicateurs économiques.

Suisse en tête

Pour la sixième fois consécutive, la Suisse occupe cette année le premier rang de ce classement. Sur le plan économique mondial, «nous sommes cette année en meilleure position que l'année dernière, le redressement économique mondial est plus ou moins au rendez-vous», a déclaré Benat Bilbao, économiste auprès du WEF, en présentant le rapport à la presse.

Selon lui, il reste cependant encore beaucoup d'efforts à faire sur le plan des réformes structurelles, qui restent indispensables «pour une croissance à long terme».

«L'innovation, le développement des talents et des institutions fortes continuent à jouer un rôle clé». Parmi les points positifs, l'économiste a relevé l'amélioration de la situation au Japon, qui gagne trois places au classement du WEF, et aux Etats-Unis (+deux places).

Défi de la flexibilité

Concernant le cas de la France, les experts du WEF relèvent que le gouvernement français a promis un «choc de compétitivité», qu'il est en train d'évaluer un certain «nombre de mesures favorables» à l'environnement économique, notamment «une simplification des processus administratifs», afin de relancer la croissance et de réduire le chômage, qui reste à un niveau «obstinément élevé».

La France a nettement progressé, passant de la 71e à la 61e place sur le plan de l'efficacité du marché du travail, grâce à une «plus grande flexibilité».

Cette flexibilité continue cependant à être un défi pour la France, bien qu'elle ait gagné neuf rangs dans le classement en fonction de cet indicateur économique, passant de la 116e place à la 107e.

Qualité du système éducatif

Parmi les mauvais points, figure la situation fiscale de la France, qui continue à se détériorer, perdant neuf places et se retrouvant ainsi à la 82e. La «petite réduction du déficit budgétaire est accompagnée par une augmentation de la dette publique et une dégradation de la notation de la France», relève le WEF.

Ce pays garde cependant quelques avantages concurrentiels, comme ses infrastructures qui font partie des «meilleures du monde». La France obtient également de bonnes notes pour la qualité de son système éducatif.