Une majorité de Français favorable à un assouplissement des 35H

ETUDE Selon un sondage Ifop à paraître dans «Sud Ouest Dimanche»…

Claire Planchard

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Emmanuel Macron lors de son premier Conseil des ministres le 27 août 2014 à l'Elysée à Paris
Emmanuel Macron lors de son premier Conseil des ministres le 27 août 2014 à l'Elysée à Paris — Fred Dufour Pool

Et si le «couac» du nouveau ministre de l’économie était en fait un coup de poker réussi? En se déclarant jeudi favorable à de nouvelles dérogations aux 35h dans un entretien accordé au Point, Emmanuel Macron a en tout cas réussi à rouvrir le débat avec succès.

>> Lire notre éclairage: 35 heures, que reste-t-il à assouplir?

Selon un sondage Ifop à paraître dans Sud Ouest Dimanche*, 65 % des personnes interrogées soutiennent le principe d’une modification du temps de travail hebdomadaire, dont 29 % se déclarent même «très favorables». A l’inverse, 35 % des personnes interrogées affirment y être opposées.

Clivages sectoriels et politiques

La question fait toutefois l’objet «d’importants clivages», souligne l’Ifop. Ainsi, 62 % des salariés du secteur privé se disent en faveur d’un tel changement, contre 52 % pour ceux du service public.

Mais les clivages les plus marqués sont d’ordre politique: une forte majorité de sympathisants du Front de gauche (73 %) et une majorité de ceux d’Europe-Ecologie-Les Verts (53 %) se disent opposés à un tel projet. Les sympathisants du Parti socialiste sont, eux, beaucoup plus favorables, avec 60 % d’entre eux en faveur d’un assouplissement du régime.

Une opinion partagée par les proches du Front national (65 %), tandis que les sympathisants de l’UMP représentent le plus fort soutien à une telle proposition: 87 % d’opinions favorables, dont 49 % de «très favorables».

Vendredi, un précédent sondage réalisé par Odexa pour I-Télé et Le Parisien affichait des résultats similaires: 62 % des sondés se déclarant favorables «à ce que les entreprises et les branches puissent déroger aux 35 heures en cas d’accord avec les organisations syndicales», 37 % y étaient opposés.

*Enquête menée par questionnaire en ligne du 27 au 29 août auprès d’un échantillon de 981 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.