35 heures: Matignon «n'a pas l'intention de revenir sur la durée légale du travail»

POLITIQUE Dans une interview réalisée avant sa nomination, Emmanuel Macron s'est dit favorable au fait d’autoriser «les entreprises et les branches à déroger» aux 35 heures...

20 Minutes avec AFP

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Photo du 11 avril 2014 montrant le Premier ministre Manuel Valls (gauche) entouré de ses ministres, face au patron des patrons Pierre Gattaz (d) et au vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux à Matignon
Photo du 11 avril 2014 montrant le Premier ministre Manuel Valls (gauche) entouré de ses ministres, face au patron des patrons Pierre Gattaz (d) et au vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux à Matignon — Fred Dufour AFP

Le gouvernement «n’a pas l’intention de revenir sur la durée légale du travail à 35 heures», dont la modification éventuelle «relève de discussions entre partenaires sociaux» que l’exécutif «respectera», a assuré jeudi Matignon à l’AFP.

Même son de cloche au ministère du Travail. François Rebsamen a affirmé à la presse jeudi à La Rochelle qu'il n'était «pas question de remettre en cause la durée légale des 35 heures» hebdomadaires de travail.

«Il n'est pas dans le projet du gouvernement de la remettre en cause. La durée du travail, je le dis et le redis, c'est 35 heures. C'est la position du gouvernement», a poursuivi François Rebsamen, qui s'exprimait après une rencontre avec les élus de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), en préalable à l'ouverture vendredi de l'Université d'été du PS à La Rochelle.

Ces réactions interviennent après la parution dans Le Point d’une interview d’Emmanuel Macron, réalisée avant sa nomination comme ministre de l’Economie, dans laquelle il se dit favorable au fait d’autoriser «les entreprises et les branches à déroger» aux 35 heures, en cas d’accords avec les organisations syndicales.

Une position de Macron lorsqu'il n'était pas encore ministre

«Le gouvernement n’a pas l’intention de revenir sur la durée légale du travail à 35 heures d’autant que l’organisation du temps de travail peut déjà être modulée dans les entreprises via des accords collectifs», a-t-on indiqué à Matignon, où l’on souligne qu’Emmanuel Macron s’est exprimé dans le Point «bien avant sa nomination en tant que ministre de l’Economie».

«La modification éventuelle du contenu de ces accords, en particulier des accords de maintien de l’emploi, relève de discussions entre partenaires sociaux. Le gouvernement respectera ce dialogue social», a également assuré Matignon à l’AFP, en soulignant que M. Macron «apportera toute son énergie et tout son talent au redressement économique de la France».

Mercredi à l’université du Medef, le Premier ministre Manuel Valls s’était dit ouvert à une «action de simplification» qui pourrait concerner le Code du travail, mais sous conditions de négociations et d’un accord entre les partenaires sociaux.