Remaniement: Avec la nouvelle équipe, «on sait où on va», estime Michel Sapin

GOUVERNEMENT Le ministre des Finances et des Comptes publics a affiché sa confiance mercredi sur France Inter au lendemain de la nomination d’Emmanuel Macron au poste de ministre de l’Economie….

C.P.
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Le ministre des Finances français Michel Sapin le 31 juillet 2014, lors d'une conférence de presse à Rome
Le ministre des Finances français Michel Sapin le 31 juillet 2014, lors d'une conférence de presse à Rome — Alberto Pizzoli AFP

On serre les rangs et on garde le cap. Celui du «Pacte de responsabilité». C’est le mot d’ordre répété ce mercredi matin par Michel Sapin. «Avec Emmanuel Macron (nouveau ministre de l’Economie), moi-même, le Premier ministre et le président de la République, s’agissant de la ligne économique, financière et budgétaire (…), on sait où on va», a déclaré le ministre au micro de la radio France Inter. «Le nouveau gouvernement va changer dans la façon de procéder, mais la ligne reste la même, celle fixée par le Président de la République», a ajouté le ministre.

«On ne va pas porter une étiquette»

Interrogé sur la nomination au gouvernement d’Emmanuel Macron ancien banquier, Michel Sapin a refusé d’y voir une main tendue vers les patrons, rappelant que d’autres leaders socialistes comme Henri Emmanuelli avaient eux aussi fait leurs débuts dans des banques d’affaires. «On ne va pas porter une étiquette et, toute sa vie, être prisonnier de cette étiquette», a-t-il ajouté.

Une ligne de défense identique à celle utilisée mardi soir au JT de France 2 par le Premier ministre Manuel Valls qui a dénoncé des critiques et des «étiquettes surannées et dépassées» à l’encontre du jeune ministre. «Et alors, on ne peut pas dans ce pays être entrepreneur, banquier, commerçant, artisan?», s’est-il étonné.

Mais Michel Sapin a reconnu qu’il fallait «que les chefs d’entreprise aient le sentiment de la stabilité». «Il faut que les décisions politiques soient considérées par tous comme pérennes. A partir du moment où le gouvernement décide quelque chose, il ne faut pas que ce soit tout le temps remis en cause», a-t-il affirmé avant d’ajouter. «Il faut que chacun sache où on va et c’est ce qui va se passer». Selon lui les débats légitimes portés par Arnaud Montebourg au sein du gouvernement ne pouvaient pas continuer être portés au-dehors de l’équipe gouvernementale sous peine de brouiller le message de l’exécutif.

Pas de hausse de la TVA

Interrogé sur les rumeurs d’une possible hausse de la TVA évoquée mardi par le quotidien Libération, le ministre a répété le démenti de Matignon: «Non seulement, ce n’est pas d’actualité, mais ça n’a même pas été abordé à la fameuse la réunion» du 19 août entre le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls, a-t-il déclaré.

Un peu plus tard dans la matinée, lors de la cérémonie de passation avec Arnaud Montebourg à Bercy, le nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron a tenu le même discours d’unité et de mobilisation: «Je crois au redressement productif et je continuerai le travail qui a été fait avec cette volonté, chaque jour, d’améliorer les résultats de la France et de restaurer la confiance», a-t-il déclaré. Il s’est aussi engagé à travailler en équipe avec le gouvernement et, notamment, avec Michel Sapin, le ministre des Finances, pour que Bercy parle d’une «voix unique».