La Bourse de Paris peu inspirée, faute de nouvelle majeure

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Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris
Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a terminé en baisse mercredi (-0,32%), faute de nouvelle économique majeure, les marchés restant prudents avant la publication du compte rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine.

L'indice CAC 40 a perdu 13,66 points à 4.240,79 points, dans un volume d'échanges faible de 2 milliards d'euros. La veille, il avait gagné 0,56%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a perdu 0,21% et Londres 0,35%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a lâché 0,25%.

En baisse depuis l'ouverture, le marché parisien a tourné au ralenti tout au long de la séance, signe d'une torpeur estivale qui se poursuit depuis plusieurs jours.

«La séance aujourd'hui est à l'image d'un marché qui a peine à trouver une tendance et n'a pas de raison de progresser», commente Renaud Murail, gérant de Barclays Bourse.

Lundi, l'indice parisien avait gagné 1,35%, puis 0,56% le lendemain, sur des espoirs d'apaisement des tensions en Ukraine.

«En l'absence de grands indicateurs, le marché se focalise plus sur la situation géopolitique», note Renaud Murail. «La séance est légère en terme d'actualité macroéconomique, il manque de catalyseur.»

«L'amélioration des cours depuis le 8 août commence à s'essouffler dans ces conditions estivales agitées», remarque également, dans une note, Jasper Lawler, analyste pour CMC Markets.

«L'évolution des actions européennes présente tous les signes des échanges au mois d'août, avec des mouvements vers le haut ou vers le bas, mais peu de progrès au final», dit-il.

Le repli a été conforté dans l'après-midi par l'ouverture de Wall Street près de l'équilibre, sans véritable tendance. Les investisseurs attendaient surtout le compte rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine, qui sera publié après la clôture des marchés européens à 20H00 (18H00 GMT).

Mais le point fort de la semaine sera le forum économique et monétaire de Jackson Hole, grand messe des banquiers centraux qui se déroule dans le Wyoming, aux Etats-Unis, de jeudi à samedi. La présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen, doit y prononcer un discours attendu vendredi, consacré notamment au marché du travail.

Le même jour, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, interviendra lors de ce symposium où se presse le gotha de la politique monétaire.

«Les banquiers centraux ont néanmoins déjà dit beaucoup de choses. Concernant la hausse du taux d'intérêt, la Fed est davantage dans une position d'attente, pour voir si le marché du travail américain se reprend. Il est trop tôt pour changer de politique monétaire», nuance M. Murail.

En l'absence d'indicateurs majeurs, les séances de faible activité devraient donc durer au moins jusqu'à vendredi, prévoit le gérant de Barclays Bourse.

Dans ces conditions, «le marché manque d'inspiration, de conviction et de volume, et il est très facile de faire basculer une valeur dans le rouge», explique-t-il.

Du côté des valeurs, GDF a enregistré la plus forte baisse du CAC 40 (-2,26% à 18,63 euros). Deux réacteurs nucléaires belges gérés par le groupe Electrabel, filiale de GDF Suez, pourraient en effet ne pas redémarrer, ou démarrer plus tard que prévu, selon la presse belge.

Air France-KLM a perdu 0,54% à 7,87 euros. La compagnie Air France va réorganiser le réseau de ses lignes court et moyen-courriers, qui passeront majoritairement sous sa marque régionale Hop!, à compter de l'été prochain, selon Les Echos.

Atos s'est replié de 2,15% à 55,54 euros. Le patron du groupe de services informatiques, Thierry Breton, a été élu président du conseil d'administration de Bull à la suite du succès de l'offre publique d'achat amicale de sa société sur le dernier constructeur informatique français.

Le secteur bancaire a été en baisse, à l'exemple de Société Générale (-0,38% à 36,53 euros), BNP Paribas (-0,49% à 48,57 euros) et Crédit Agricole (-0,23% à 10,69 euros).

A l'inverse, quelques valeurs industrielles ont été à la hausse, comme Aperam (+1,11% à 24,19 euros), CGG (+2,06% à 6,74 euros), ou Montupet (+1,76% à 52,7 euros).

Euronext (CAC 40)