Le groupe Altia, propriétaire de Caddie, placé en redressement judiciaire

JUSTICE La quasi-totalité des entreprises du groupe sont concernées par la procédure...

20 Minutes avec AFP

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Un employé travaille le 5 mars 2012 sur les chariots de supermarchés "caddies", propriété du groupe Altia
Un employé travaille le 5 mars 2012 sur les chariots de supermarchés "caddies", propriété du groupe Altia — Frederick Florin AFP

Le groupe Altia, propriétaire de Caddie et de 47 autres entreprises, a été placé vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, à sa propre demande, a confirmé lundi son directeur général Michel Rességuier.

«Nous avons conduit des travaux pour comprendre la situation de chaque entité, et nous avons dû nous rendre à l'évidence, nous devions les placer sous la protection du tribunal», a déclaré à l'AFP Michel Rességuier, arrivé à la tête d'Altia Industry en juin.

D'autres entreprises du groupe concernées

La quasi-totalité des entreprises du groupe sont concernées par la procédure, à l'exception de deux d'entre elles: Normatec, un sous-traitant de pièces métalliques pour l'aéronautique, et la Holding Altia Finances.

Trois sites situés dans l'Ouest ont par ailleurs été placés en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Angers, avec poursuite d'activité jusqu'au 30 septembre. Il s'agit d'Altia Metal & Plastic Development (34 salariés) et Altia Angers (74 salariés), tous deux situés à Ecouflant, près d'Angers, et d'un site de 48 salariés à Chasseneuil-du-Poitou, dans la Vienne.

«Ces filiales ont été rachetées par Altia alors qu'elles étaient en plan de continuation d'activité. En cas de nouveau problème de trésorerie, elles sont donc mises en liquidation avec poursuite d'activité. Mais ce sont des sites soutenus par nos clients, elles ont une vraie pertinence pour nos clients», explique Michel Rességuier.

3.000 personnes en danger?

Trois autres entreprises, jugées les plus vulnérables, ont été mises en redressement judiciaire avec une période d'observation d'un mois, jusqu'à fin août. Il s'agit du site du Mans qui emploie 142 personnes, d'un site de Montreuil-Bellay (74 salariés) et du site de Montoire (24 salariés).

«Cette division est assez dépendante de la division emboutissage (travail du métal pour lui donner une forme, ndlr), qui était très déficitaire», précise Rességuier.

La banque publique Bpifrance, actionnaire à 20% d'Altia, avait donné son accord fin mai pour un refinancement du groupe en difficulté, qui emploie en tout environ 3.000 personnes.