Ces start-up françaises dont vous allez entendre parler 2/5 - Kosmo connecte votre e-cigarette

HIGH-TECH «20 Minutes» se penche sur les jeunes pousses hexagonales qui s’implantent sur les secteurs porteurs. Aujourd’hui: le Nantais Kosmo va surveiller et contrôler votre consommation de tabac en mesurant votre taux de nicotine…

Bertrand de Volontat

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Une personne fume une cigarette électronique
Une personne fume une cigarette électronique — Kenzo Tribouillard AFP

La cigarette électronique a été la révolution sur le marché du tabac ces deux dernières années. Le marché commence d’ailleurs à se tendre en attendant d’être légiféré. Et comme beaucoup d’autres objets de votre quotidien (bracelets, balances), elle est désormais connectée.

Fondée en décembre 2013, la start-up nantaise Kosmo lance ainsi en septembre l’e-cigarette connectée, que nous avions découverte il y a quelques mois. «Ko» pour «connecté» et «smo» pour «smoking» -fumer en anglais- est une cigarette électronique dotée du bluetooth permettant de dialoguer avec une application gratuite sur des appareils iOS ou Android, et équipée d’un voyant lumineux: vanille, je fume, orange, j’ai fumé une cigarette et cerise, j’ai trop fumé et dépassé l’objectif de consommation préalablement indiqué à l’application en même temps que le type de liquide utilisé. Suivre vos progrès jour par jour, semaine par semaine: la solution pour dire stop sans la contrainte des patchs?

Le produit vous coûtera 69 euros en ligne jusqu’au 16 août en précommande sur leur plateforme de crowdfunding, et sera commercialisé à 99 euros en septembre. Un produit au design très élaboré qui se veut toutefois grand public puisque compatible avec 90 % des réservoirs-atomiseurs eGo ou 510.

La cigarette électronique n’aide pas encore à arrêter de fumer

Kosmo arrive sur un marché complexe. Selon le gouvernement, chaque année 60 % des millions de Français fumeurs (14 millions environ en 2013) tentent de s’arrêter. S’il est difficile d’obtenir un chiffre, les autorités considèrent que chaque année en France, entre 400.000 et 500.000 fumeurs réguliers arrêtent de fumer pour au moins un an. Et nombreux sont ceux passés par la cigarette électronique. En effet, selon le cabinet d’études Xerfi, 1,5 million de Français auraient régulièrement testé la cigarette électronique en 2013 et il y aurait environ 2 millions d’utilisateurs en France. Preuve que la cigarette électronique n’est pas encore un objet permettant d’arrêter sa consommation, même si certains utilisent du liquide sans nicotine.

«L’idée m’est apparue en observant mon frère fumer sa cigarette électronique non-stop, explique à 20 Minutes Ylann Wajsbrot, fondateur de Kosmo. Je lui ai dit que j’avais l’impression qu’il fumait beaucoup plus». Vrai, car il est dur de savoir ce qu’un fumeur électronique consomme exactement, ou s’il fume moins qu’un fumeur lambda.

De nombreux acteurs vous attendent

Mais Ylann Wajsbrot se veut modeste. «Je ne peux pas vous garantir d’avoir la méthode miracle. 70 % des gens qui fument la cigarette électronique veulent s’arrêter. Il y a donc un besoin de motivation et de repères». Et d’ajouter: «Il suffit d’avoir un smartphone et de brancher sa cigarette».

«Il faut s’appuyer sur la puissance des datas pour lutter contre le tabagisme, comme pour la santé et le bien-être». Et malgré leur excellent time to market, c’est une autre start-up française, Smokio, qui a déjà lancé, en avril, la toute première cigarette connectée au prix de 79,90 euros. Preuve du dynamisme du marché, la jeune start-up MyVaps est également en levée de fonds actuellement.