Wall Street finit en légère baisse

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Bourse de Wall Street à New York
Bourse de Wall Street à New York — Spencer Platt Getty

Wall Street a débuté dans le rouge lundi une semaine marquée par un déluge de résultats d'entreprises, regardant avec une inquiétude accrue les fortes tensions géopolitiques autour de l'Ukraine et du Proche-Orient: le Dow Jones a cédé 0,28% et le Nasdaq 0,17%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones a reculé de 48,45 points, à 17.051,73 points, et le Nasdaq de 7,44 points, à 4.424,70 points.

L'indice élargi S&P 500 a abandonné 0,23% ou 4,59 points, à 1.973,63 points.

Après avoir fortement baissé au cours de la séance, les indices new-yorkais ont terminé légèrement au-dessous de l'équilibre.

«C'est une séance typique du coeur de l'été, lorsqu'il n'y a pas beaucoup d'enthousiasme mais que les investisseurs ne sont pas prêts non plus» à vendre en masse, a commenté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

L'absence d'indicateurs économiques et de résultats d'entreprises de poids et les gros titres sur l'Ukraine et le Proche-Orient au sortir du week-end ont incité les opérateurs à davantage de prudence après une séance de fort rebond vendredi.

«Tout comme le déclin de jeudi (après le crash d'un avion de ligne malaisien en Ukraine) a pu sembler un peu exagéré, le rebond de vendredi était peut-être trop accentué» au vu des tensions géopolitiques très vives dans le monde, a noté Steven Rosen, courtier à la Société Générale.

Tout cela «est un peu déconcertant», a jugé Mace Blicksilver, pour qui «tout ce que les investisseurs désirent, c'est voir comment les entreprises s'en sont sorties» au deuxième trimestre «en espérant que le monde n'explose pas».

Les pressions internationales se sont accrues de toutes parts sur Moscou lundi, considéré comme le protecteur des rebelles pro-russes ukrainiens que les Occidentaux soupçonnent d'avoir abattu le long-courrier avec un missile fourni par la Russie.

Au Proche-Orient, le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza n'a montré aucun signe de répit lundi, quatorzième jour de l'offensive israélienne sur l'enclave palestinienne, malgré les appels de la communauté internationale à la trêve. Au moins 572 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués, et 25 soldats israéliens sont morts.

Les comptes globalement satisfaisants d'Halliburton, l'une des seules publications trimestrielles de la journée avec Texas Instruments (+0,72% à 49,17 dollars) et Netflix (+1,75% à 451,95 dollars) après la clôture, ont apporté toutefois un peu de soutien au marché sans faire d'étincelles (+0,10% à 71,00 dollars).

Le groupe pharmaceutique Allergan (+2,23% à 171,14 dollars), qui a aussi publié ses chiffres lundi, a fait mieux que prévu au deuxième trimestre et a annoncé le licenciement de 1.500 salariés.

- Scandale alimentaire -

Les courtiers se préparaient à une journée beaucoup plus chargée mardi, la plus lourde d'une semaine très remplie, avec les résultats des poids lourds technologiques Apple (-0,52% à 93,94 dollars) et Microsoft (+0,32% à 44,84 dollars) mais aussi de Verizon (-0,10% à 50,70 dollars) et Coca-Cola (-0,07% à 42,40 dollars) notamment.

Au total, quelque 150 entreprises membres de l'indice S&P 500 révéleront leurs comptes d'ici à vendredi, selon Briefing.com, dont Facebook (+1,43% à 69,40 dollars) et Boeing (+0,52% à 128,30 dollars) mercredi et Amazon (+0,31% à 359,76 dollars), General Motors (+0,05% à 37,43 dollars), Ford (-0,11% à 17,70 dollars) et American Airlines (-1,02% à 42,48 dollars) jeudi.

Embourbés dans un scandale alimentaire en Chine, les géants de la restauration rapide McDonald's, qui publiait aussi ses résultats mardi, et Yum Brands, maison-mère de KFC notamment, ont cédé 1,45% à 97,55 dollars et 4,25% à 74,13 dollars. Les autorités chinoises ont annoncé lundi avoir fermé une usine du fournisseur américain OSI Group qui leur fournissait de la viande périmée.

Selon le Shanghai Daily, les chaînes Burger King (-1,58% à 26,13 dollars), Papa John's Pizza (-1,35% à 41,07 dollars), Starbucks (-0,42% à 77,61 dollars) et Subway étaient aussi des clientes.

Le joaillier Tiffany, dont le Français Frédéric Cumenal, ancien de LVMH, va prendre la tête en avril 2015, a lâché 0,59% à 99,09 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,474%, contre 2,484% vendredi soir, et celui à 30 ans à 3,264%, contre 3,292% en fin de semaine dernière.

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