SERIE 4/5: Les objets d'été «made in France» à shopper

CONSOMMATION Pour ceux qui veulent vivre des vacances 100% tricolores...

Céline Boff

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Des transats Lafuma
Des transats Lafuma — D.R.

Evidemment, il y a la marinière. Comme notre ministre de l’Economie et du Redressement productif Arnaud Montebourg, vous pouvez filer chez Armor Lux, mais aussi chez Saint-James, pour acquérir ce tricot rayé devenu le symbole de la résistance à la délocalisation.

C’est d’ailleurs pour défendre les emplois de leurs concitoyens que de plus en plus de Français décident de se (re)convertir au fabriqué en France. Un engagement qui peut se poursuivre tout au long de la période estivale, comme le prouve notre sélection d’objets 100% «made in France».

Ce jeudi, nous vous proposons de redécouvrir le transat

Lafuma, c’est avant tout une marque d’équipements de sport. Son sac à dos à armature métallique, révolutionnaire lors de sa création en 1930, a fait le succès de l’entreprise. En 1940, les combattants de l’armée française le portent sur leur dos jusqu’à la bataille de Narvik (Norvège).

Plus tard, dans les années 1960, la société décide d’utiliser les matières premières de ses sacs, à savoir la toile et le tube, pour créer des fauteuils d’extérieur… Et donne ainsi naissance à Lafuma mobilier. «Ce marché a connu un essor rapide avec le développement du camping et des congés payés», rappelle Arnaud Du Mesnil, directeur général de Lafuma mobilier.

Le made in France séduit à l'export

Les transats, relax et autres bains de soleil sont aujourd’hui encore réalisés dans l’atelier historique de Lafuma, à Anneyron (Drôme). 700.000 pièces y sont produites chaque année. Plusieurs innovations, brevetées, y sont également imaginées. Comme le «clip», ce bout de plastique qui permet de fixer la toile sur l’ondulation des tubes et vient donc remplacer le traditionnel lacet.

En avril, Lafuma mobilier et ses 111 salariés ont décroché le label Origine France garantie (OFG), un vrai sésame pour accélérer son développement à l’international, notamment aux Etats-Unis et en Asie, «où la demande en made in France est très forte». La marque réalise déjà la moitié de son chiffre d’affaires (32 millions d’euros l’an dernier) à l’export.

Comptez de 50 à 250 euros pour un transat, un relax ou un bain de soleil.