Pacte de responsabilité: Matignon salue la signature d'un premier accord de branche

EMPLOI La chimie a signé le premier accord de branche pour des embauches en contrepartie des baisses d'impôts avec le pacte de responsabilité...  

20 Minutes avec AFP

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Le ministre du Travail, François Rebsamen à l'Assemblée nationale le 15 juillet 2014
Le ministre du Travail, François Rebsamen à l'Assemblée nationale le 15 juillet 2014 — AFP

Matignon a salué vendredi la signature d’un premier accord de branche, dans la chimie, prévoyant des embauches de 2015 à 2017 en contrepartie des baisses de prélèvements obtenues avec le «pacte de responsabilité» du gouvernement, tout en appelant à étendre le mouvement à d’autres secteurs.

47.000 embauches prévues de 2015 à 2017

L’Union des industries chimiques (UIC) a annoncé jeudi cette entente, première manifestation concrète des contreparties exigées dans le cadre du pacte annoncé cet hiver par François Hollande, qui prévoit 40 milliards de baisse de charges et de fiscalité pour les entreprises. Seuls deux syndicats (CFDT et CFTC) ont toutefois signé ce texte, qui prévoit 47.000 embauches de 2015 à 2017 dans le secteur de la chimie. «C’est très bien qu’il y ait des accords qui commencent à être signés, après ce n’est qu’un début», a-t-on indiqué à Matignon, où l’on espère également qu’un accord soit rapidement obtenu dans le secteur de la métallurgie.

«Dans le champ couvert par les organisations du Medef, les branches couvrent 12 à 13 millions de salariés, donc il faut qu’il y ait 12 à 13 millions de salariés couverts par des accords de branche au titre du pacte», a affirmé un important conseiller du Premier ministre. Le nombre même de négociations en cours fait l’objet de comptages différents, le gouvernement en recensant une dizaine -un nombre jugé nettement insuffisant- tandis que le patron du Medef Pierre Gattaz en revendique une trentaine.

La mobilisation dans les branches «pas encore à la hauteur»

Le ministre du Travail François Rebsamen s’est récemment engagé à réunir «dès la rentrée» les «organisations professionnelles, syndicales et patronales des 50 plus grandes branches (représentant plus de 75 % des salariés) pour partager l’état des négociations, en particulier au titre du Pacte». Lors de la conférence sociale, le Premier ministre Manuel Valls avait jugé la mobilisation dans les branches «pas encore à la hauteur», le patronat renâclant à des engagements chiffrés sur l’emploi.