Crise de la BES: le gouvernement portugais écarte une intervention

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Siège de la banque portugaise Espirito Santo (BES) à Lisbonne le 10 juillet 2014
Siège de la banque portugaise Espirito Santo (BES) à Lisbonne le 10 juillet 2014 — Patricia de Melo Moreira AFP

Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a écarté vendredi le scénario d'une intervention publique pour venir en aide à la banque BES, exposée aux graves difficultés financières du reste du groupe Espirito Santo.

«Il n'y a aucune raison pour que l'Etat intervienne dans une banque qui a des fonds propres solides et qui dispose d'une marge confortable pour faire face à toute éventualité, même la plus adverse», a déclaré devant la presse le chef du gouvernement de centre droit.

«Je n'ai aucune raison de douter que la sérénité sera préservée au sein de notre système financier», a-t-il ajouté en soulignant qu'il fallait dissocier «les affaires que possède la famille» Espirito Santo et la banque BES.

«Les épargnants ont toutes les raisons de faire confiance à la BES quant à la sécurité de leurs économies», a insisté M. Passos Coelho.

Peu avant la déclaration du Premier ministre, la Banque du Portugal a elle aussi cherché à rassurer les clients de la BES et l'ensemble des investisseurs.

«La BES possède des réserves financières suffisantes pour absorber un éventuel impact négatif de son exposition à la branche non financière du groupe Espirito Santo», a affirmé la banque centrale dans un communiqué.

«Il n'y pas de raison de douter de la sécurité des fonds confiés à la BES, et ses épargnants peuvent donc être tranquilles», a ajouté le régulateur du système bancaire portugais.

Après ses propos rassurants, la cotation du titre de la BES, suspendu jeudi après avoir plongé de 17,24%, a repris en milieu de matinée à la Bourse de Lisbonne, qui rebondissait de près de 2% après la forte chute de la veille.

La Commission du marché des valeurs mobilières (CMVM) a décidé d'interdire pendant la journée de vendredi la vente à découvert des actions de la BES, un mécanisme spéculatif qui consiste à parier sur la baisse d'un titre.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi, la BES avait chiffré à 1,18 milliard d'euros son exposition au reste du groupe Espirito Santo, dont la solvabilité a cristallisé les inquiétudes des marchés.