Free condamné pour «pratique commerciale trompeuse»

TELEPHONIE L’opérateur affirmait à ses clients que les appels vers l’étranger étaient illimités…

Vincent Vantighem

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Les bureaux de Free à Lille, en 2012.
Les bureaux de Free à Lille, en 2012. — SOLAL/SIPA

Les clients ne pouvaient pas «tout comprendre»… L’opérateur Free et sa maison mère Iliad ont été condamnés jeudi respectivement à 50.000 et 25.000 euros d’amende pour «pratique commerciale trompeuse», pour avoir affirmé à tort que les appels de ses clients vers l’étranger étaient illimités.

Ces peines sont inférieures de moitié aux réquisitions du parquet. Le président de Free, Cyril Poidatz, a quant à lui été condamné à une amende de 4.500 euros. Les faits concernent la période de mai 2009 à mai 2012.

Attention chéri, ça va couper

Cette affaire avait démarré à la suite de plaintes de 19 abonnés, au sujet de restrictions de leurs communications vers l’étranger depuis leur téléphone fixe. La direction départementale de la protection des populations (DDPP) avait ouvert une enquête.

Certains clients expliquaient que leurs communications étaient systématiquement coupées après 40 minutes, d’autres évoquaient des communications internationales limitées à deux fois 40 minutes par jour ou une heure et demie, d’autres encore se plaignaient de l’impossibilité d’appeler à l’étranger à partir d’une certaine heure ou le weekend.

>> Pour aller plus loin: La 4G de Free vaut-elle le coup?

Pendant l’enquête, le président de Free avait confirmé que depuis novembre 2010, Free effectuait des restrictions sur les lignes de ses abonnés à hauteur d’une heure par jour, quatre heures par semaine et 100 heures par semestre.

Restrictions justifiées selon Free par des raisons à la fois techniques et de lutte contre d’éventuelles fraudes.


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