La Bourse de Paris finit en hausse

© 2014 AFP

— 

Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris
Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a fini mercredi en hausse (+0,40%) en gardant les yeux tournés vers les États-Unis, avec la publication très attendue du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine.

L'indice CAC 40 a pris 17,31 points à 4.359,84 points, dans un volume d'échanges peu soutenu de 2,9 milliards d'euros. La veille, il s'était nettement replié de 1,44%.

Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a gagné 0,36% et celle de Londres a reculé de 0,30%. Par ailleurs l'Eurostoxx a gagné 0,59%.

La cote a patiné autour de l'équilibre pendant une grande partie de la séance avant de s'enhardir un peu avec l'ouverture positive de Wall Street, rassurée par le bon démarrage de la saison des résultats avec le géant américain de l'aluminium Alcoa qui a renoué avec les bénéfices, surpassant les attentes.

La publication du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui aura lieu après la clôture, reste néanmoins l'un des événements les plus attendus de la semaine par les investisseurs.

«C'est un marché qui reprend son souffle après deux grosses séances de baisse, mais le rebond est plus technique, car la tendance générale est plutôt à l'aversion au risque», a estimé Alexandre Baradez, analyste de IG France.

«Sans annonce majeure au cours de la séance, les investisseurs attendent pas mal de choses, à commencer par le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed», a-t-il ajouté.

Les marchés appréhendent tout changement de politique monétaire trop net de la part de la Fed, bénéficiant depuis plusieurs mois d'une politique extrêmement accommodante.

«Les minutes (compte-rendu, NDLR) de la Fed, qui seront publiées ce soir, devraient permettre d’affiner la lecture de la politique monétaire américaine», ont aussi expliqué les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.

«Bien que les bonnes statistiques s'accumulent sur le front de l’emploi aux Etats-Unis, la Fed devrait conserver une posture très prudente pour éviter une hausse brutale des taux qui pourrait casser l'embellie économique», ont-ils relevé.

En terme d'indicateurs, la journée a été particulièrement dépouillée, avec seulement, avant l'ouverture des marchés, un ralentissement à 2,3% en juin de la hausse des prix à la consommation en Chine, ce qui pourrait ouvrir la voie à des mesures accrues pour stimuler l'activité économique.

Selon M. Baradez, «le mouvement de baisse de l'indice n'est cependant peut-être pas encore terminé et le CAC 40 pourrait tutoyer les 4.300 points, même si un effondrement n'est pas à craindre pour autant». Le contexte géopolitique avec les difficultés persistantes en Ukraine et le conflit au Proche-Orient «ajoutent au climat négatif», a-t-il également observé.

Parmi les valeurs, Sodexo a reculé (-1,75% à 77,56 euros) après l'annonce d'un chiffre d'affaires en baisse sur les neuf premiers mois de son exercice décalé.

L'Oréal a gagné 1,28% à 126,25 euros. Le groupe a annoncé avoir finalisé le rachat de 8% de son capital détenu par son grand partenaire suisse Nestlé.

Gemalto (+3,02% à 77 euros) s'est hissé en tête du CAC 40, bénéficiant d'un commentaire d'analyste favorable, tout comme Thales (+1,51% à 43,57 euros).

Les valeurs les plus dépendantes de la conjoncture, qui ont souffert la veille, ont regagné du terrain, en particulier Schneider Electric (+1,82% à 67,3 euros). Alcatel-Lucent a progressé plus modestement (+0,49% à 2,67 euros), tandis que Renault a grignoté 0,06% à 68,54 euros).

Les valeurs bancaires ont évolué en ordre dispersé: Crédit Agricole a gagné 0,39% à 10,21 euros mais Société générale (-0,95% à 37,5 euros) et BNP Paribas (-0,40% à 48,37 euros) sont restées à la traîne.

Euronext (CAC 40)