Rigueur: Quels seront les ministères les plus et les moins touchés en 2015?

BUDGET Indices: Benoît Hamon sourit, Jean-Yves Le Drian beaucoup moins...

C.B.

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Benoît Hamon, ministre de l'Education
Benoît Hamon, ministre de l'Education — STRINGER / AFP

Elles sont prêtes. Les «lettres plafonds», qui fixent le budget des ministères pour les trois ans à venir, vont être expédiées avant la fin de la semaine par Bercy à chacun des ministres. Pour atteindre les 50 milliards d’euros d’économies promises par le gouvernement d’ici à 2017, les dépenses publiques doivent baisser de 21 milliards d’euros l’an prochain par rapport à leurs évolutions tendancielles. Sur ces 21 milliards, 8 milliards seront directement économisés par l’Etat.

Mais tous les ministères ne sont pas impactés de la même manière, comme le démontre une infographie publiée par Le Monde. Certains devront redoubler d’efforts, d’autres sont à peu près épargnés. Et puis, il y a les vrais gagnants, ceux qui retrouveront en 2015 de vraies marges de manœuvre par rapport à cette année.

Les vrais gagnants

Le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il disposera en 2015 d’un budget de plus de 69,15 milliards d’euros -soit 1,15 milliard de plus qu’en 2014- et pourra créer 9.421 nouveaux postes. Le ministère de l’Intérieur voit son budget en hausse de «seulement» 44 millions d’euros, à 15 milliards, mais il pourra créer 116 postes.

Les moyens financiers de la Justice vont également progresser, de 99 millions d’euros, pour atteindre un budget de 6,3 milliards d’euros, et ce ministère pourra surtout créer 600 postes, soit la plus forte augmentation des moyens humains après l’Education.

Les grands perdants

Le ministère de la Défense. Il va devoir supprimer 7.500 nouveaux postes. Quant à son budget, il chute de 643 millions d’euros et passe sous la barre des 32 milliards. L’Ecologie prend aussi un gros coup de rabot, avec des moyens financiers en baisse de 454 millions d’euros (budget de 13 milliards au total) et la disparition programmée de 515 postes.

Bercy ne s’est pas épargné. Le ministère des Finances perdra 333 millions d’euros (13,7 milliards) et surtout, 2.491 postes. Idem pour l’Economie et le redressement productif et numérique, avec une baisse de 157 millions d’euros et de 15 postes.

Et aussi…

Si le ministère du Travail, de l’emploi et du dialogue social doit fournir un gros effort (-346 millions d’euros, -150 postes), ce n’est pas le cas des Services du Premier ministre (+14 millions, +100 postes).