Cigarette électronique, cloud computing et pollution, futures bêtes noires des assureurs?

ASSURANCE Les compagnies d'assurance doivent se préparer à affronter 26 risques émergents, selon une étude publiée ce mardi…

R.L.

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Un vapoteur de cigarette électornique
Un vapoteur de cigarette électornique — Nam Y. Huh

L’avenir réserve de nouvelles sources d’inquiétude pour les assureurs. C’est l’avertissement lancé ce mardi par Swiss Re dans une étude prospective qui recense vingt-six nouveaux risques émergents pouvant «affecter» les assurances vie, automobile ou encore celles des entreprises. Le réassureur suisse invite ainsi sa branche à s’adapter au plus vite tout en indiquant qu’il ne s’agit pour l’instant que de spéculations.

«Les changements économiques, technologiques, sociopolitiques et environnementaux modifient les risques qui doivent donc être surveillés et appréhendés. D’autant que les normes évoluent et des lois peuvent changer», note Philippe Brahin, gestionnaire de risques au sein de la société d’assurance suisse.

Le cloud à haut risque

Cigarette électronique, pollution de l’air ou encore le cloud computing sont considérés comme des sujets à risques. «Certains ne se matérialiseront peut-être jamais, d’autres si», commente toutefois Swiss Re. A ce titre, l’étude classe ces différents thèmes en fonction d’un risque plus ou moins grand pouvant impacter, la santé, la société ou encore l’industrie. Le cloud fait par exemple partie des sujets à fort potentiel.

En effet, économique et pratique, le cloud - le stockage de données informatiques délocalisées- va être de plus en plus utilisé par les entreprises ces prochaines années. Mais ce système pourrait «alimenter les risques de fuites, de pertes de données et de détournement de ces ressources informatiques. Ce qui pourrait engendrer des dommages financiers», mentionne l’étude. D’autres pratiques récentes sont aussi dans le viseur.

Cigarette électronique et football américain

La cigarette électronique -en plein boom aux Etats-Unis et dans les pays européens- est notamment mentionnée dans les risques à impact moyen car «les effets sur la santé ne sont pas encore connus». «Mais les toxicologues commencent à avertir sur les e-liquides», nuancent les auteurs de l’étude. De son côté, la pollution de l’air pourra par exemple avoir un impact aussi bien pour l’assurance santé et l’assurance-vie, qu’en termes de litiges contre les constructeurs automobiles ou les producteurs d’énergie.

Les sports musclés dans le collimateur

Enfin, certaines pratiques sportives sont également dans le classement, notamment le football américain, avec un nombre de commotions cérébrales en augmentation, souligne Swiss Re.

Sur ce point, le site des Echos mentionne qu’il s’agit en effet d’un sujet de préoccupation pour les assureurs, puisque des poursuites ont été engagées aux Etats-Unis par des joueurs accusant les ligues professionnelles de football américain et de hockey sur glace de ne pas les avoir avertis des risques liés aux commotions cérébrales à répétition.