Retraite: 8 millions de départs de fin de carrière d'ici 2020

ECONOMIE Sur les 25,6 millions d’actifs occupés en France, 31 % vont mettre fin à leur carrière professionnelle d’ici 2020, selon une étude de l’Insee publiée ce mardi…

R.L.

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L'entrée de l'Insee à Paris
L'entrée de l'Insee à Paris — Loic Venance AFP

Avec l’arrivée des générations nombreuses du baby boom à l’âge de la retraite, des départs massifs de fin de carrière ont lieu depuis le début des années 2000. Et elles devraient perdurer jusqu’en 2020, selon une étude l’Insee publiée ce mardi.

En effet, sur les quelque 25,6 millions d’actifs occupés en France, 31 % vont mettre fin à leur carrière professionnelle d’ici 2020, soit 8 millions de personnes de 2009 à 2020 et donc plus de 700.000 chaque année.

«Un enjeu pour l’équilibre financier du système de retraite»

«Ces départs constituent un enjeu à la fois pour l’équilibre financier du système de retraite et pour le renouvellement de la main-d’œuvre dans les régions et les métiers les plus concernés», note l’Institut.

De fait, les régions françaises les plus touchées sont celles où les seniors sont surreprésentés. Avec un taux de retrait -rapport du nombre de cessations définitives d’activités à la population active occupée- de 34 % sur la période 2009-2020, l’Auvergne et le Limousin sont notamment concernés. En ce qui concerne l’Ile-de-France, l’impact serait moindre. Avec un taux de retrait de 29 %, les 50-59 ans sont sous-représentés dans la population francilienne, d’autant qu’ils occupent la plupart du temps des postes où les cessations d’activités se produisent après 58,5 ans.

«Incertitude liée aux transformations intrinsèques»

Enfin, le volume des retraits d’activité ne permet pas d’anticiper le nombre de postes à pourvoir, mentionne l’Insee. En effet une estimation de celui-ci reposerait, outre sur les projections de cessations d’activité, sur des hypothèses économiques concernant l’évolution de la croissance, du chômage et de la productivité.

«De plus, l’incertitude liée aux transformations intrinsèques des métiers rend difficile toute projection des postes de travail et de leur contenu», indique l’Insee.