Pôle emploi: Moins d'un sortant sur deux avait retrouvé un emploi fin 2013

EMPLOI Cette part a diminué de deux points par rapport à décembre 2012...

B. de V. avec AFP

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Illustration d'une agence Pôle Emploi.
Illustration d'une agence Pôle Emploi. — LCHAM/SIPA

Sur les 467.600 demandeurs d'emploi sortis des listes de Pôle emploi en décembre 2013, moins d'un sur deux (44,4%) avait repris un emploi, selon des données publiées jeudi par le ministère du Travail.

Cette part a diminué de deux points par rapport à décembre 2012, souligne la Dares, chargée des statistiques du ministère.

80% sans emploi trois mois plus tard

Parmi les demandeurs d'emploi ayant retrouvé un emploi en décembre dernier, 47,8% ont accédé à un contrat à durée indéterminée ou à un contrat à durée déterminée de six mois ou plus. Et plus de 8 sur 10 (82,9%) étaient toujours en emploi trois mois plus tard, en mars 2014.

Les autres sortants des listes sont, pour 11,9%, entrés en formation. Près d'un sur cinq (18%), se sont immédiatement réinscrits à Pôle emploi suite à une sortie pour défaut d'actualisation de leur situation mensuelle (oubli, retard). Les autres ont arrêté temporairement de chercher un travail, ont volontairement non renouvelé leur demande ou encore été radiés des listes.

Chaque mois, des chômeurs disparaissent des radars de Pôle emploi

Chaque mois, un grand nombre de chômeurs disparaît des radars de Pôle emploi sans que l'opérateur public ne connaisse le motif réel de leur sortie des listes et sache ce qu'ils sont devenus. Ainsi, derrière une radiation administrative ou un «défaut d'actualisation mensuelle» peut se cacher une reprise d'emploi, les demandeurs d'emploi n'étant pas tenus de le déclarer.

Les services du ministère du Travail mènent donc a posteriori trimestriellement une enquête auprès d'un échantillon représentatif de demandeurs d'emploi pour cerner les motifs exacts de leur sortie des listes.

Après un bond de 24.800 chômeurs en mai, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité à atteint un nouveau record de 3,388 millions en métropole. En incluant ceux qui ont exercé une petite activité, ce sont même 34.300 chômeurs supplémentaires qui ont été recensés, soit un total de 5,02 millions, un autre plus haut historique.