GB: les norvégiens Statoil et Statkraft vont planter 67 éoliennes en mer

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Les groupes énergétiques norvégiens Statoil et Statkraft ont annoncé vouloir installer 67 éoliennes au large des côtes de l'Angleterre
Les groupes énergétiques norvégiens Statoil et Statkraft ont annoncé vouloir installer 67 éoliennes au large des côtes de l'Angleterre — Philippe Huguen AFP

Les groupes énergétiques norvégiens Statoil et Statkraft ont annoncé mardi dans un communiqué avoir décidé d'investir un milliard de livres (1,25 milliard d'euros) dans l'installation de 67 éoliennes au large des côtes de l'Angleterre.

Le géant Statoil tâche prudemment de se diversifier dans la perspective de la baisse future des ressources en hydrocarbures exploitables, en faisant valoir son expertise dans la production d'énergie offshore. Mais cette diversification reste dépendante, comme pour le reste du secteur de l'éolien, des investissements publics.

La compagnie pétrolière a prévu d'investir dans le champ d'éoliennes Dudgeon 550 millions de livres, et Statkraft, spécialiste des énergies renouvelables, 450 millions, pour un projet d'un coût estimé à 1,5 milliard de livres au total. La provenance des 500 autres millions n'a pas été précisée.

Dudgeon est conçu pour produire à partir de fin 2017 une électricité équivalente à la consommation de 410.000 ménages.

Les éoliennes, installées dans la mer du Nord à 32 km des côtes du comté de Norfolk (Est), auront une capacité totale de 402 mégawatts, et seront reliées au réseau électrique britannique par un câble.

Les turbines ont été commandées à l'allemand Siemens.

Il s'agit du deuxième projet d'éoliennes en mer des deux groupes norvégiens en Grande-Bretagne, après celui de Sheringham Shoal (88 turbines, 317 MW), en service depuis 2012 dans la même région.

Un dirigeant de Statoil, Eldar Saetre, cité dans le communiqué, s'est félicité de ce qui selon lui illustre une «approche commerciale et graduelle du développement des énergies nouvelles».

Le champ d'éoliennes doit créer «au moins 70 emplois locaux directs lors de la phase d'exploitation, et d'autres en plus lors de la construction ainsi que des emplois indirects chez les fournisseurs», ont souligné les groupes norvégiens.